Soudan du Sud - Des Soudanais trouvent refuge à Yida et à Renk

Soudan du Sud  Pharmacie MSF à Yida décembre 2011
Soudan du Sud - Pharmacie MSF à Yida, décembre 2011 ©MSF/Chang-Bum Shin

MSF apporte une aide médicale à des réfugiés et des rapatriés qui ont quitté le Soudan et se sont installés dans deux localités du Soudan du Sud après son accession à l’indépendance.

Il est difficile de dire précisément combien de réfugiés abrite Yida. Ce gros village du Soudan du Sud, tout proche de la frontière avec le Soudan, accueille depuis quelques mois des familles qui fuient les bombardements dans le Sud Kordofan. Environ 30 000 réfugiés ont été enregistrés à Yida. Et des personnes continuent d’arriver dans le camp car la frontière est ouverte entre les deux pays frères ennemis, le Soudan et le Soudan du Sud. Mais certains retournent de temps à autre dans les monts Nuba, la région du Sud Kordofan d’où ils sont originaires, pour y chercher surtout de quoi se nourrir.

Dans l’Etat voisin du Nil supérieur, d’autres populations ont trouvé refuge dans la ville de Renk. Ces Soudanais qui vivaient dans le Nord du Soudan, depuis l’époque de la guerre, ont dû partir après l’accession à l’indépendance du Soudan du Sud et regagner ce pays dont ils étaient originaires. Comme la plupart de ces rapatriés ont nulle part où aller, ils restent à Renk. Et s’installent dans des camps de transit.

A Yida comme à Renk, une offre de soins limitée

Le Soudan du Sud est un nouvel Etat qui a peu d’infrastructures, en particulier peu d’hôpitaux et de centres de santé. Aussi des équipes de MSF y sont-elles présentes pour apporter une aide médicale. Pour ce qui est de Yida, MSF a mis en place, en novembre, une unité d’hospitalisation, d’une capacité de 15 lits.

« Nous y prenons en charge essentiellement des enfants, indique le Dr Michel Rasolorinira, coordinateur du projet MSF à Yida. Ce sont pour beaucoup des cas de diarrhée et d’infections respiratoires, et nous voyons quelques enfants souffrant de paludisme grave et de malnutrition»  En moyenne, quatre patients sont admis par jour, sans blessés parmi eux toutefois. « Par moments, on entend des bombardements au loin, du côté de la frontière, explique le Dr Michel Rasolorinira, mais la situation est calme à Yida. »

Le camp dispose par ailleurs d’un dispensaire qui fonctionnait de manière irrégulière. Pour assurer un accès aux soins de santé dans la continuité, MSF a pris le relais à la mi-janvier. En moyenne, quelque 700 patients viennent consulter par semaine. Là encore, les enfants sont nombreux. 30% d’entre eux sont des enfants de moins de cinq ans.

Les populations locales aussi peuvent bénéficier des soins dispensés par MSF. C’est le cas à Yida comme dans la ville de Renk. Dans l’hôpital de Renk, MSF fournit un appui pour améliorer la prise en charge des patients dans le service de pédiatrie et dans la maternité. Par ailleurs MSF a ouvert, à Renk, un dispensaire dans un camp de transit où sont installés des rapatriés.           

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