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Sara, médecin à Aweil au Soudan du Sud: "très malnutris, donc très vulnérables"

A partir de mai dernier, nos équipes médicales d’Aweil, au Soudan du Sud, ont dû faire face à un important pic de paludisme. Depuis 2010, MSF constate une nette augmentation, année après année, des chiffres du paludisme pour arriver, fin mai 2012, à une explosion du nombre de cas. Entre mars et août 2012, nous avons ainsi hospitalisé plus de 1 000 enfants atteints de paludisme contre 377, sur la même période l’an dernier.

A l’hôpital d’Aweil, structure de référence pour tout le Bahr El Ghazal, MSF soutient les services de pédiatrie (soins intensifs, unité de traitement du tétanos, néonatalogie et centre nutritionnel) et de gynéco-obstétrique. Des services qui se retrouvent en première ligne lors d’épidémies de paludisme et qui voient arriver les cas les plus sévères.

En parallèle et en corollaire de ce pic de paludisme, le nombre d’enfants malnutris a lui aussi augmenté. Un dispensaire mobile a donc été mis en place 5 jours sur 7 à Maperkot, où nous avions déjà un centre de traitement ambulatoire de la malnutrition.

Cette interview a été tournée en octobre 2012, depuis le nombre de cas de paludisme a commencé à diminuer. « Le poids sanitaire du paludisme est très lourd pour un système de santé et pour une population. Au Soudan du Sud, il faut absolument que tous les acteurs concernés soient sensibilisés à ce problème majeur de santé publique et se préparent à affronter le pic de 2013 dont on peut craindre qu’il soit encore conséquent », précise le Dr André Munger, responsable des programmes MSF à Aweil.

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