RD Congo : survivre à Bulengo

Depuis novembre 2012 50 000 déplacés ont fui les violences dans la province du Nord Kivu et se sont installés à Bulengo près de Goma. L’aide humanitaire y est largement insuffisante. MSF est aujourd’hui l’une des rares organisations à y interv
<p>Depuis novembre 2012, 50 000 déplacés ont fui les violences dans la province du Nord Kivu et se sont installés à Bulengo, près de Goma. L’aide humanitaire y est largement insuffisante. MSF est aujourd’hui l’une des rares organisations à y intervenir régulièrement. Fin septembre, le photographe Giulio Di Sturco a visité Bulengo pour documenter les conditions de vie précaires des déplacés.</p> ©Giulio Di Sturco

Depuis novembre 2012, 50 000 déplacés ont fui les violences dans la province du Nord Kivu et se sont installés à Bulengo, près de Goma. L’aide humanitaire y est largement insuffisante. MSF est aujourd’hui l’une des rares organisations à y intervenir régulièrement. Fin septembre, le photographe Giulio Di Sturco a visité Bulengo pour documenter les conditions de vie précaires des déplacés.

A cause des affrontements entre groupes armés, Cécile (tous les noms ont été changés) a fui la ville de Kashuga avec ses 5 enfants. Elle vit maintenant avec d’autres personnes déplacées sur le site de Bulengo, près de Goma. Les conditions de vie sont ici très précaires. Les gens vivent et dorment à même le sol sur ​​un terrain de roches volcaniques.

Cécile et ses enfants n'ont pas de toit pour se protéger de la pluie. Ils sont arrivés après la dernière distribution de bâches en plastique qui a eu lieu en décembre 2012.

Comme Cécile, 50 000 personnes vivent à Bulengo. L'aide humanitaire qui leur est fournie est largement insuffisante.

En raison du manque d'aide, les personnes déplacées construisent des abris de fortune avec ce qu'elles peuvent trouver à proximité : bois, branches et quelques morceaux de plastique et de ferraille.

Les gens vont aux points d'eau pour boire, se laver ou laver leurs vêtements, etc.

Les distributions de nourritures sont insuffisantes et irrégulières. Elles ont lieu toutes les 6 à 8 semaines avec des rations ne couvrant qu'une période effective de deux semaines.

Pour survivre, les femmes doivent souvent quitter le camp pour ramasser du bois dans la forêt, qu’elles vendent ensuite au marché. C’est l’un de leurs rares moyens pour acheter de la nourriture et survivre à l’insuffisance des distributions. Elles peuvent ainsi gagner un demi-dollar par jour. Mais en faisant cela, elles s’exposent et sont régulièrement victimes de violences sexuelles.

Nicia a quitté Rutshuru avec sa fille Sabrina après que son mari ait été tué. Sur le chemin de Bulengo, Nicia et Sabrina ont été violées par des hommes armés dans la forêt. Sabrina est tombée enceinte et a donné naissance à Arrielle. Un matin, Sabrina a de nouveau était violée alors qu’elle ramassait du bois. Enceinte pour la seconde fois d'un viol, elle a donné naissance à Brunelle.

Cécile est à la clinique mise en place par MSF à l’intérieur du camp de Bulengo. Ses enfants tombent régulièrement malade à cause des conditions de vie précaires. Depuis le début de l'année, MSF a fourni plus de 16 000 consultations dans le camp, principalement pour traiter des infections respiratoires et des diarrhées.

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Depuis novembre 2012, 50 000 déplacés ont fui les violences dans la province du Nord Kivu et se sont installés à Bulengo, près de Goma. L’aide humanitaire y est largement insuffisante. MSF est aujourd’hui l’une des rares organisations à y intervenir régulièrement. Fin septembre, le photographe Giulio Di Sturco a visité Bulengo pour documenter les conditions de vie précaires des déplacés.

A cause des affrontements entre groupes armés, Cécile (tous les noms ont été changés) a fui la ville de Kashuga avec ses 5 enfants. Elle vit maintenant avec d’autres personnes déplacées sur le site de Bulengo, près de Goma. Les conditions de vie sont ici très précaires. Les gens vivent et dorment à même le sol sur ​​un terrain de roches volcaniques.

Cécile et ses enfants n'ont pas de toit pour se protéger de la pluie. Ils sont arrivés après la dernière distribution de bâches en plastique qui a eu lieu en décembre 2012.

Comme Cécile, 50 000 personnes vivent à Bulengo. L'aide humanitaire qui leur est fournie est largement insuffisante.

En raison du manque d'aide, les personnes déplacées construisent des abris de fortune avec ce qu'elles peuvent trouver à proximité : bois, branches et quelques morceaux de plastique et de ferraille.

Les gens vont aux points d'eau pour boire, se laver ou laver leurs vêtements, etc.

Les distributions de nourritures sont insuffisantes et irrégulières. Elles ont lieu toutes les 6 à 8 semaines avec des rations ne couvrant qu'une période effective de deux semaines.

Pour survivre, les femmes doivent souvent quitter le camp pour ramasser du bois dans la forêt, qu’elles vendent ensuite au marché. C’est l’un de leurs rares moyens pour acheter de la nourriture et survivre à l’insuffisance des distributions. Elles peuvent ainsi gagner un demi-dollar par jour. Mais en faisant cela, elles s’exposent et sont régulièrement victimes de violences sexuelles.

Nicia a quitté Rutshuru avec sa fille Sabrina après que son mari ait été tué. Sur le chemin de Bulengo, Nicia et Sabrina ont été violées par des hommes armés dans la forêt. Sabrina est tombée enceinte et a donné naissance à Arrielle. Un matin, Sabrina a de nouveau était violée alors qu’elle ramassait du bois. Enceinte pour la seconde fois d'un viol, elle a donné naissance à Brunelle.

Cécile est à la clinique mise en place par MSF à l’intérieur du camp de Bulengo. Ses enfants tombent régulièrement malade à cause des conditions de vie précaires. Depuis le début de l'année, MSF a fourni plus de 16 000 consultations dans le camp, principalement pour traiter des infections respiratoires et des diarrhées.

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