URGENCE GAZA

Gaza : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, MSF dénonce
le mépris de la vie des civils et appelle à un cessez-le-feu immédiat

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Naplouse: Des mots pour soigner les maux

Depuis 2004 Médecins Sans Frontières a mis en place des soins de santé mentale et un soutien médico social à Naplouse. Importante cité de Cisjordanie avec 300 000 habitants le niveau de vie ne cesse de s'y dégrader : un tiers de la population y est
<p>Depuis 2004, Médecins Sans Frontières a mis en place des soins de santé mentale et un soutien médico-social à Naplouse. Importante cité de Cisjordanie avec 300 000 habitants, le niveau de vie ne cesse de s'y dégrader : un tiers de la population y est au chômage, l'alimentation représente plus de la moitié des revenus des ménages. Autrefois poumon économique, l'accès à la ville y est aujourd'hui limité par sept check points restreignant les entrées et sorties. © Valérie Babize.</p>

Depuis 2004, Médecins Sans Frontières a mis en place des soins de santé mentale et un soutien médico-social à Naplouse. Importante cité de Cisjordanie avec 300 000 habitants, le niveau de vie ne cesse de s'y dégrader : un tiers de la population y est au chômage, l'alimentation représente plus de la moitié des revenus des ménages. Autrefois poumon économique, l'accès à la ville y est aujourd'hui limité par sept check points restreignant les entrées et sorties. © Valérie Babize.

Ces six derniers mois, près de mille consultations ont été conduites par l'équipe constituée de psychologues, d'un médecin et d'un travailleur social. L'exposition au conflit israélo-palestinien, la violence régulière dans les camps de réfugiés et dans la vieille ville ont des conséquences directes sur les populations les plus exposées.

Chaque matin, trois psychologues se rendent au domicile des Palestiniens les plus affectés par le conflit israélo-palestinien ou victimes d'affrontements inter-palestiniens. Chaque jour, une quinzaine de consultations est donnée. La plupart des familles souffrent d'anxiété, de dépression, de syndrôme de stress post traumatique.

Cauchemars, phobies, énurésies, agressivité.... Une fois le symptôme identifié, les équipes proposent une thérapie courte qui se décline en une dizaine de sessions : "Nous leur apportons par la parole des moyens pour faire face à leur quotidien".

"La plupart des familles que nous rencontrons sont submergées par le quotidien. Il y a peu d'argent, les parents ne savent plus comment s'occuper de leurs enfants, les femmes restent à la maison dans de petits espaces. Les mères semblent fatiguées par la violence continuelle, le travail qui continue à la maison, l'agressivité de leurs enfants". Paulina Acosta, psychologue clinicienne.

Les équipes interviennent dans les zones les plus violentes du fait des fréquentes incursions militaires israéliennes et d'épisodes d'affrontements intra-palestiniens. Le soutien social apporté par MSF consiste principalement à faire le lien entre la famille et les structures d'aide publique ou privées existant localement.

"Nous avons besoin de manger mais aussi de soigner les maux de nos âmes. Nous avons besoin de retrouver le calme" explique cette mère de quatre enfants. L'activité de support social est indissociable des soins de santé mentale et médicaux. MSF apporte une aide d'ensemble prenant en compte l'ensemble des besoins de la population la plus touchée.

Le médecin rend également régulièrement visite aux familles les plus touchées du camp de Balata, le plus grand camp de réfugiés de Cisjordanie en complément des soins de santé mentale. Cette zone est considérée comme une zone dangereuse et violente en raison des incursions régulières de l'armée israélienne et des affrontements internes.

Les familles vivent souvent entassés dans des petites pièces. Nour est la troisième d'une famille de cinq enfants. Son père est presque aveugle. Il reçoit l'équivalent de 150 dollars par mois quand il travaille comme homme d'entretien. Depuis une semaine, Nour a de la fièvre.

La sœur de Nour a une infection pulmonaire. Sa mère ne sait pas quoi faire. Le médecin lui donne des médicaments et lui demande d'aller consulter pour des examens complémentaires dans une clinique. MSF prend en charge ces frais pour la famille.

La grand mère demande à ce que le médecin vérifie sa tension. Celle-ci est anormalement élevée, il poursuit par des examens complémentaires et vérifient son traitement : " Je considère ce cas comme une urgence. Elle doit aller rapidement consulter un spécialiste", explique Tareef Abou Saleh, le médecin. La famille vit dans quelques mètres carrés.

" Mon travail est indissociable de celui des psychologues et du travailleur social. La plupart des symptômes dont souffrent les familles prises en charge par MSF se mêlent à la violence continuelle, à l'absence de revenus et à l'état de leur santé mentale à un moment donné. C'est une approche d'ensemble qui vous donne l'impression de réellement apporter une assistance" poursuit Tareef Abou Saleh, le médecin MSF du projet.

Chaque mois, les équipes de santé mentale et de soutien médico-social apportent un soutien à une centaine de personnes affectées par la violence à Naplouse et dans les villages environnants.

Les équipes MSF se rendent régulièrement dans les villages alentours afin de sensibiliser les habitants aux soins de santé mentale pour les personnes les plus vulnérables et détecter avec les comités locaux de nouveaux patients.

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Depuis 2004, Médecins Sans Frontières a mis en place des soins de santé mentale et un soutien médico-social à Naplouse. Importante cité de Cisjordanie avec 300 000 habitants, le niveau de vie ne cesse de s'y dégrader : un tiers de la population y est au chômage, l'alimentation représente plus de la moitié des revenus des ménages. Autrefois poumon économique, l'accès à la ville y est aujourd'hui limité par sept check points restreignant les entrées et sorties. © Valérie Babize.

Ces six derniers mois, près de mille consultations ont été conduites par l'équipe constituée de psychologues, d'un médecin et d'un travailleur social. L'exposition au conflit israélo-palestinien, la violence régulière dans les camps de réfugiés et dans la vieille ville ont des conséquences directes sur les populations les plus exposées.

Chaque matin, trois psychologues se rendent au domicile des Palestiniens les plus affectés par le conflit israélo-palestinien ou victimes d'affrontements inter-palestiniens. Chaque jour, une quinzaine de consultations est donnée. La plupart des familles souffrent d'anxiété, de dépression, de syndrôme de stress post traumatique.

Cauchemars, phobies, énurésies, agressivité.... Une fois le symptôme identifié, les équipes proposent une thérapie courte qui se décline en une dizaine de sessions : "Nous leur apportons par la parole des moyens pour faire face à leur quotidien".

"La plupart des familles que nous rencontrons sont submergées par le quotidien. Il y a peu d'argent, les parents ne savent plus comment s'occuper de leurs enfants, les femmes restent à la maison dans de petits espaces. Les mères semblent fatiguées par la violence continuelle, le travail qui continue à la maison, l'agressivité de leurs enfants". Paulina Acosta, psychologue clinicienne.

Les équipes interviennent dans les zones les plus violentes du fait des fréquentes incursions militaires israéliennes et d'épisodes d'affrontements intra-palestiniens. Le soutien social apporté par MSF consiste principalement à faire le lien entre la famille et les structures d'aide publique ou privées existant localement.

"Nous avons besoin de manger mais aussi de soigner les maux de nos âmes. Nous avons besoin de retrouver le calme" explique cette mère de quatre enfants. L'activité de support social est indissociable des soins de santé mentale et médicaux. MSF apporte une aide d'ensemble prenant en compte l'ensemble des besoins de la population la plus touchée.

Le médecin rend également régulièrement visite aux familles les plus touchées du camp de Balata, le plus grand camp de réfugiés de Cisjordanie en complément des soins de santé mentale. Cette zone est considérée comme une zone dangereuse et violente en raison des incursions régulières de l'armée israélienne et des affrontements internes.

Les familles vivent souvent entassés dans des petites pièces. Nour est la troisième d'une famille de cinq enfants. Son père est presque aveugle. Il reçoit l'équivalent de 150 dollars par mois quand il travaille comme homme d'entretien. Depuis une semaine, Nour a de la fièvre.

La sœur de Nour a une infection pulmonaire. Sa mère ne sait pas quoi faire. Le médecin lui donne des médicaments et lui demande d'aller consulter pour des examens complémentaires dans une clinique. MSF prend en charge ces frais pour la famille.

La grand mère demande à ce que le médecin vérifie sa tension. Celle-ci est anormalement élevée, il poursuit par des examens complémentaires et vérifient son traitement : " Je considère ce cas comme une urgence. Elle doit aller rapidement consulter un spécialiste", explique Tareef Abou Saleh, le médecin. La famille vit dans quelques mètres carrés.

" Mon travail est indissociable de celui des psychologues et du travailleur social. La plupart des symptômes dont souffrent les familles prises en charge par MSF se mêlent à la violence continuelle, à l'absence de revenus et à l'état de leur santé mentale à un moment donné. C'est une approche d'ensemble qui vous donne l'impression de réellement apporter une assistance" poursuit Tareef Abou Saleh, le médecin MSF du projet.

Chaque mois, les équipes de santé mentale et de soutien médico-social apportent un soutien à une centaine de personnes affectées par la violence à Naplouse et dans les villages environnants.

Les équipes MSF se rendent régulièrement dans les villages alentours afin de sensibiliser les habitants aux soins de santé mentale pour les personnes les plus vulnérables et détecter avec les comités locaux de nouveaux patients.

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