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Gaza : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, MSF dénonce
le mépris de la vie des civils et appelle à un cessez-le-feu immédiat

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MSF pallie une pénurie de médicaments essentiels à Gaza

Une ambulance du ministère de la Santé dans les rues de Gaza
Une ambulance du ministère de la Santé dans les rues de Gaza © Isabelle Merny / MSF

Le 20 janvier dernier, MSF a effectué une donation de médicaments essentiels au service de cardiologie de l'hôpital Shifa de Gaza, où ce type de pénurie entrave l'accès aux soins.

Fin janvier, notre équipe a été contactée par le service de cardiologie de l'hôpital Shifa. Ce dernier était à court de sulfate de protamine. Or, six à huit ampoules de ce médicament, par patient, sont essentielles après une intervention, afin de pouvoir rétablir une coagulation sanguine normale. Alors qu'à ce moment là, 100 patients étaient en attente d'une intervention cardiaque, la pénurie de ce médicament amenait à l'arrêt complet de toutes les activités, y compris pour les cas d'urgence, et revenait donc à mettre la vie des patients en danger.

Le 20 janvier dernier, MSF a effectué une donation de sulfate de protamine au service de cardiologie de Shifa. Celles-ci permettront de couvrir les besoins de l'hôpital pour le mois et demi à venir. Mais après ? Pour le moment, aucune autre donation par d'autres acteurs de l'aide n'est prévue.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est en cours de négociation avec les deux autorités sanitaires palestiniennes, afin de trouver un accord qui permettrait de mettre un terme à ces pénuries chroniques dont les premiers à pâtir sont les patients.
Le manque de coopération entre l'Autorité Palestinienne de Ramallah et les autorités en place dans la bande de Gaza ont des conséquences dommageables sur le système de santé gazaouïte. Ainsi en 2008, une grève avait été déclarée dans le système hospitalier public de Gaza et suivie par 50 à 80% (selon les structures) des travailleurs de la santé, pris en étau dans le conflit d'intérêts opposant les deux autorités sanitaires « concurrentes ».
Autre conséquence de ce désaccord inter-palestinien - cumulé au blocus israélien imposé depuis 2007 sur la bande de Gaza : l'approvisionnement en médicaments pose problème. En moyenne, 20% des médicaments et matériels médicaux, soit 100 à 120 références, sont chroniquement en rupture de stock. Depuis août 2010, cette pénurie s'accentue et, ces dernières semaines entre 160 et 180 articles et références manquaient.

A plusieurs reprises ces dernières années, MSF a procédé à des donations auprès des hôpitaux de Gaza, afin de pallier certains manques (fuel, médicaments, matériel médical) qui menaçaient la bonne marche des services de santé.

Depuis 2008, MSF dénonce régulièrement la politisation du secteur de la santé palestinien et les conséquences des conflits, interne et externe, sur des malades privés de médicaments ou de soins médicaux parfois vitaux.

 


VIDEO - Gaza : la santé à l'épreuve de l'embargo



Septembre 2010, Kerem Shalom, au sud de la Bande de Gaza. Unique point d'entrée des marchandises. Ici transitent entre 100 et 200 camions par jour. Trois fois moins qu'en 2007, date à laquelle le blocus israélien a été mis en place. Dans la pharmacie centrale qui approvisionne tous les hôpitaux de la bande de Gaza, certains médicaments manquent.

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