Iran - Une sage-femme pour les femmes afghanes

Depuis mai 2008, une équipe médicale MSF composée de trois sages femmes, d'une traductrice et deux travailleurs sociaux fait des visites à domicile deux fois par semaine auprès des femmes afghanes de Zahedan, en Iran. Un tiers des patientes accouchent à la maison.
Depuis mai 2008, une équipe médicale MSF composée de trois sages femmes, d'une traductrice et deux travailleurs sociaux fait des visites à domicile deux fois par semaine auprès des femmes afghanes de Zahedan, en Iran. Un tiers des patientes accouchent à la maison. ©MSF

Depuis mai 2008, une équipe médicale MSF composée de trois sages femmes, d'une traductrice et deux travailleurs sociaux fait des visites à domicile deux fois par semaine auprès des femmes afghanes de Zahedan, en Iran. Un tiers des patientes accouchent à la maison.

"J'ai accouché à la maison. Mon bébé a neuf jours. Je n'ai pas le temps de me rendre à une clinique. Nous travaillons tout le temps. C'est ma mère qui m'a aidé à accoucher. C'était la première fois, elle avait vu une sage femme le faire, une fois..." Fatemeh et sa famille sont installées depuis 10 ans en Iran.

Le père du nourrisson a eu sa jambe amputée alors qu'il travaillait dans l'entreprise familiale de traitement des déchets. Le moignon lui fait mal. La visite de l'équipe MSF est également une occasion pour rappeler à l'ensemble de la famille la possibilité de consulter un médecin gratuitement dans l'une des trois cliniques MSF à Zahedan.

Tous les jours, les enfants de la famille et les adultes trient les déchets de la zone dans des sacs individuels pour  les envoyer ensuite à Téhéran. La collecte et le traitement des poubelles est une activité très répandue chez les réfugiés afghans dans la ville de Zahedan.

La sage-femme MSF demande où la famille se procure de l'eau, explique comment laver l'enfant et effectue les soins d'hygiène. Elle montre ensuite comment nettoyer le nombril avec une gaze: "il est très important de laver le bébé pour éviter les infections". La sage-femme vérifie la condition générale de la mère, lui demande de se présenter à la clinique de MSF dans les six semaines où elle recevra des soins gratuits.

"Nous avons des dettes, plus de 7 000 000 Rials car nous n'avons plus d'argent. Nous sommes vingt, nous vivons tous ensemble. Nous recueillons les plastiques de toutes les poubelles de la ville pour les envoyer à Téhéran empaquetés par couleur. Les voisins nous aident, nous avons beaucoup de travail. Nous sommes partis, il y a dix ans d'Afghanistan, de Helmand".

La sage-femme examine le nourrisson, prend sa température, vérifie son état de santé. Depuis l'accouchement, aucun médecin n'a vérifié l'état général de l'enfant. Elle recommande de vacciner l'enfant, de le laver entièrement au moins tous les deux jours. La famille ne consomme que peu d'eau car il n'y a pas d'eau courante à la maison.

"Je mange principalement des pommes de terres". La jeune maman est anémique. La sage-femme lui donne du fer, de la vitamine C car elle ne mange pas de légumes.  Elle lui donne également du savon et une serviette car la famille n'en a pas.

L'équipe MSF va distribuer dans les prochains jours des produits essentiels pour favoriser l'hygiène du nourrisson et de la mère comme par exemple des couches, du savon, une bassine. De la nourriture va également être données aux deux mamans de la famille qui allaitent. Les femmes et les enfants sont parmi les populations les plus vulnérables en Iran, au Pakistan et à la frontière avec l'Afghanistan.

Pendant la visite de la sage-femme, les travailleurs sociaux évaluent les besoins économiques de la famille. Des donations en fonction de la situation sociale sont effectuées. La famille se rendra à la clinique le lendemain.

Depuis mai 2008, l'équipe médicale de MSF a suivi plus de quatre cents mamans à domicile. Entre 60 et 80 femmes enceintes ont été référées dans des maternités.

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Depuis mai 2008, une équipe médicale MSF composée de trois sages femmes, d'une traductrice et deux travailleurs sociaux fait des visites à domicile deux fois par semaine auprès des femmes afghanes de Zahedan, en Iran. Un tiers des patientes accouchent à la maison.

"J'ai accouché à la maison. Mon bébé a neuf jours. Je n'ai pas le temps de me rendre à une clinique. Nous travaillons tout le temps. C'est ma mère qui m'a aidé à accoucher. C'était la première fois, elle avait vu une sage femme le faire, une fois..." Fatemeh et sa famille sont installées depuis 10 ans en Iran.

Le père du nourrisson a eu sa jambe amputée alors qu'il travaillait dans l'entreprise familiale de traitement des déchets. Le moignon lui fait mal. La visite de l'équipe MSF est également une occasion pour rappeler à l'ensemble de la famille la possibilité de consulter un médecin gratuitement dans l'une des trois cliniques MSF à Zahedan.

Tous les jours, les enfants de la famille et les adultes trient les déchets de la zone dans des sacs individuels pour  les envoyer ensuite à Téhéran. La collecte et le traitement des poubelles est une activité très répandue chez les réfugiés afghans dans la ville de Zahedan.

La sage-femme MSF demande où la famille se procure de l'eau, explique comment laver l'enfant et effectue les soins d'hygiène. Elle montre ensuite comment nettoyer le nombril avec une gaze: "il est très important de laver le bébé pour éviter les infections". La sage-femme vérifie la condition générale de la mère, lui demande de se présenter à la clinique de MSF dans les six semaines où elle recevra des soins gratuits.

"Nous avons des dettes, plus de 7 000 000 Rials car nous n'avons plus d'argent. Nous sommes vingt, nous vivons tous ensemble. Nous recueillons les plastiques de toutes les poubelles de la ville pour les envoyer à Téhéran empaquetés par couleur. Les voisins nous aident, nous avons beaucoup de travail. Nous sommes partis, il y a dix ans d'Afghanistan, de Helmand".

La sage-femme examine le nourrisson, prend sa température, vérifie son état de santé. Depuis l'accouchement, aucun médecin n'a vérifié l'état général de l'enfant. Elle recommande de vacciner l'enfant, de le laver entièrement au moins tous les deux jours. La famille ne consomme que peu d'eau car il n'y a pas d'eau courante à la maison.

"Je mange principalement des pommes de terres". La jeune maman est anémique. La sage-femme lui donne du fer, de la vitamine C car elle ne mange pas de légumes.  Elle lui donne également du savon et une serviette car la famille n'en a pas.

L'équipe MSF va distribuer dans les prochains jours des produits essentiels pour favoriser l'hygiène du nourrisson et de la mère comme par exemple des couches, du savon, une bassine. De la nourriture va également être données aux deux mamans de la famille qui allaitent. Les femmes et les enfants sont parmi les populations les plus vulnérables en Iran, au Pakistan et à la frontière avec l'Afghanistan.

Pendant la visite de la sage-femme, les travailleurs sociaux évaluent les besoins économiques de la famille. Des donations en fonction de la situation sociale sont effectuées. La famille se rendra à la clinique le lendemain.

Depuis mai 2008, l'équipe médicale de MSF a suivi plus de quatre cents mamans à domicile. Entre 60 et 80 femmes enceintes ont été référées dans des maternités.

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