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Haïti - Un centre de santé ouvre à Gonaïves

Le week-end dernier, la tempête tropicale Jeanne dévastait Haïti,
laissant derrière elle des milliers de sinistrés. Nous sommes
intervenus dès dimanche pour venir en aide aux populations sinistrées.
Mercredi, nous avons ouvert un centre de santé à Gonaïves pour soigner
les blessés et apporter un soutien psychologique.

Les premières consultations ont démarré. A Raboteau, bidonville à l'ouest de Gonaïves, ville haïtienne touchée par la tempête tropicale Jeanne le week-end dernier, nous avons réhabilité un centre de santé pour assurer les soins à la population sinistrée. "Le centre existait avant la catastrophe mais n'était pas du tout opérationnel", raconte Silvien Auerbach, notre chef de mission à Haïti. "Grâce à la population locale qui nous a aidés à enlever la boue et à nettoyer, il peut à présent être utilisé pour des consultations. La prochaine priorité sera de veiller à l'accès à l'eau et l'assainissement".
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Structures de santé détruites
L'hôpital de Gonaïves a été complètement inondé, le matériel médical détruit.

Prendre en charge les besoins urgents
Deux anciennes salles d'opération sont utilisées pour les consultations générales, une pour le soutien psychologique et une pour les accouchements. Des kits d'urgence destinés à soigner 10 000 personnes ont été acheminés par route mercredi vers le centre. Une équipe MSF de 4 personnes (un médecin, une infirmière et deux logisticiens) assure les soins à la population.

"Le plus urgent, pour les dizaines de milliers de personnes sans abri à Gonaïves, c'est de trouver un abri, de pouvoir se faire soigner, et de s'approvisionner en eau potable et en nourriture. Elles ont également besoin de bidons afin de conserver l'eau potable et d'ustensiles de cuisine pour préparer à manger. Elles manquent également de biens de première nécessité comme des vêtements ou du savon", explique Donatella Massai, notre coordinatrice d'urgence. "D'autres organisations humanitaires sur place devraient contribuer à combler ces besoins aussi vite que possible".

Surveiller l'apparition d'épidémies
Outre les soins de santé de base, nous porterons une attention particulière aux problèmes d'eau et d'assainissement et nous évaluerons les risques d'épidémies liées à l'eau, notamment de paludisme. Notre équipe d'urgence va être renforcée par du personnel international. Une infirmière et un spécialiste en eau et assainissement sont arrivés à Port-au-Prince dans la nuit de jeudi à vendredi. Un médecin ainsi qu'un psychologue doivent les rejoindre samedi.

Photo: © MSF

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