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Epidémie de paludisme : des médicaments efficaces pour répondre à l'urgence

Depuis août dernier, une épidémie de paludisme frappe
certaines régions d'Ethiopie. Dans ces zones, les équipes médicales
éthiopiennes et les volontaires MSF reçoivent un nombre
anormalement élevé de patients atteints de paludisme. Les chefs de
village rapportent des taux de mortalité alarmants - jusqu'à
6 morts par jour pour 10.000 personnes. Déclarée par les autorités
régionales, cette épidémie risque, selon les Nations unies d'être le
problème majeur de santé publique dans ce pays l'an prochain.

Des médicaments inefficaces en réponse

Malgré la gravité de l'épidémie, les malades ont le choix entre un secteur privé où les soins sont payants et un secteur public de santé où ils peuvent bénéficier de médicaments gratuits - notamment donnés par l'Unicef - mais de moins en moins efficaces : ces médicaments inscrits dans le protocole national (chloroquine + sulphadoxine pyriméthamine - SP ou Fansidar® - en première ligne de traitement), et qui ont été largement fournis par l'Unicef récemment (une commande de 750.000 $ a été envoyée) ne sont malheureusement plus suffisamment performants pour combattre un parasite (en majorité le plasmodium falciparum) de plus en plus résistant.
illustration
Paludisme
Les moustiques sont les vecteurs de la maladie. Des flambées épidémiques de paludisme sont enregistrées en Afrique depuis 1998.

Or, les exemples récents enregistrés ailleurs - des flambées épidémiques de paludisme étant enregistrées en Afrique depuis 1998 - montrent que les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine guérissent les malades et permettent de réduire la transmission du parasite. Ces traitements sont aujourd'hui disponibles, et ont déjà mené de nombreux autres pays à des changements de protocole nationaux: Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Laos, ou, plus récemment, la Zambie mais aussi le Burundi.

Conscient des problèmes croissants liés à l'utilisation des médicaments classiques, le gouvernement éthiopien a d'ailleurs entrepris des études de résistance dont les résultats sont attendus pour mars 2004. Dans l'urgence, MSF demande l'autorisation d'utiliser immédiatement les dérivés d'artémisinine en combinaison afin de répondre à cette grave épidémie, en soignant les patients avec des médicaments qui ont fait la preuve de leur efficacité, et qui permettront de sauver des vies.

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