Congo-Brazzaville : campagne de traitement du pian chez les Pygmées

Pian Congo Brazzaville campagne de traitement du Pian septembre 2012 Slide 0
Pian Congo Brazzaville campagne de traitement du Pian septembre 2012 Slide 0 ©Lamduchien

MSF a lancé une campagne de traitement de masse du pian chez les populations Pygmées Akas vivant au nord du Congo. L’objectif : tenter d’éradiquer une maladie négligée parmi une population ostracisée depuis de nombreuses années.

Les populations pygmées Akas du nord du Congo ont un accès aux soins quasi nul et souffrent encore d’une maladie oubliée : le pian, une maladie infectieuse due à une bactérie qui se présente sous forme de lésions cutanées très contagieuses.

Le pian a ravagé l'Afrique dans les années 1950, mais les traitements de masse n’ont pas suffi à l’éradiquer définitivement. La maladie perdure dans certaines zones inter-tropicales. Sans traitement, elle peut attaquer les os, les cartilages et les articulations et provoquer ainsi des déformations irréversibles.

Le traitement prodigué tient compte des dernières recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui préconise un antibiotique facile à administrer (azithromycine) et qui permet d’éradiquer la  maladie. La stratégie consiste en un traitement universel, c’est-à-dire traiter l’ensemble de la population. Cette campagne est une première mondiale avec ce nouveau traitement.

Durant le premier mois de la campagne, en septembre, trois équipes distinctes composées d'une dizaine de personnes se sont rendues dans les villages isolés, le long du fleuve Oubangui et dans la forêt tropicale pour recenser les populations.

Les équipes MSF sur le terrain ont mis en œuvre le nouveau protocole de traitement du pian. Il a fallu adapter certains outils à la population autochtone. Par exemple, les équipes ont fabriqué une toise permettant de mesurer la taille des patients afin d’adapter la dose de l’antibiotique.

Atteindre les populations a été un véritable défi logistique pour les équipes MSF qui se sont déplacées à pied, en pirogues, en 4x4 : la campagne visait en effet 20 000 personnes éparpillées dans des centaines de villages.

Les équipes MSF ont également administré les soins de base (traitement du paludisme, déparasitages intestinaux, nettoyage des plaies) et vacciné les enfants contre la rougeole.

Réalisée en deux temps, en septembre et en octobre, la campagne a permis de traiter 17 440 personnes contre le pian en deux mois.

Une enquête épidémiologique a été menée en parallèle pour déterminer la prévalence de la maladie chez les enfants. Les résultats de cette campagne et de l’enquête épidémiologique seront partagés avec les autorités locales du Congo, l’OMS et tous les acteurs qui pourraient s’engager dans la lutte contre cette maladie.

1 / 10

MSF a lancé une campagne de traitement de masse du pian chez les populations Pygmées Akas vivant au nord du Congo. L’objectif : tenter d’éradiquer une maladie négligée parmi une population ostracisée depuis de nombreuses années.

Les populations pygmées Akas du nord du Congo ont un accès aux soins quasi nul et souffrent encore d’une maladie oubliée : le pian, une maladie infectieuse due à une bactérie qui se présente sous forme de lésions cutanées très contagieuses.

Le pian a ravagé l'Afrique dans les années 1950, mais les traitements de masse n’ont pas suffi à l’éradiquer définitivement. La maladie perdure dans certaines zones inter-tropicales. Sans traitement, elle peut attaquer les os, les cartilages et les articulations et provoquer ainsi des déformations irréversibles.

Le traitement prodigué tient compte des dernières recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui préconise un antibiotique facile à administrer (azithromycine) et qui permet d’éradiquer la  maladie. La stratégie consiste en un traitement universel, c’est-à-dire traiter l’ensemble de la population. Cette campagne est une première mondiale avec ce nouveau traitement.

Durant le premier mois de la campagne, en septembre, trois équipes distinctes composées d'une dizaine de personnes se sont rendues dans les villages isolés, le long du fleuve Oubangui et dans la forêt tropicale pour recenser les populations.

Les équipes MSF sur le terrain ont mis en œuvre le nouveau protocole de traitement du pian. Il a fallu adapter certains outils à la population autochtone. Par exemple, les équipes ont fabriqué une toise permettant de mesurer la taille des patients afin d’adapter la dose de l’antibiotique.

Atteindre les populations a été un véritable défi logistique pour les équipes MSF qui se sont déplacées à pied, en pirogues, en 4x4 : la campagne visait en effet 20 000 personnes éparpillées dans des centaines de villages.

Les équipes MSF ont également administré les soins de base (traitement du paludisme, déparasitages intestinaux, nettoyage des plaies) et vacciné les enfants contre la rougeole.

Réalisée en deux temps, en septembre et en octobre, la campagne a permis de traiter 17 440 personnes contre le pian en deux mois.

Une enquête épidémiologique a été menée en parallèle pour déterminer la prévalence de la maladie chez les enfants. Les résultats de cette campagne et de l’enquête épidémiologique seront partagés avec les autorités locales du Congo, l’OMS et tous les acteurs qui pourraient s’engager dans la lutte contre cette maladie.

1 / 10

À lire aussi