Catastrophes naturelles en Asie - Pacifique : évaluations et premières activités

Destruction dans la ville de Padang sur l'Ile de Sumatra 04/10/09.
Destruction dans la ville de Padang, sur l'Ile de Sumatra, 04/10/09. ©REUTERS/Nicky Loh - Courtesy www.alertnet.org

Plus de 60 volontaires MSF contribuent à l'aide massive, nationale et internationale, aux Philippines, en Indonésie et dans le Pacifique Sud.

Les équipes MSF tâchent d'identifier les besoins urgents non couverts et ont commencé des activités médiales sous forme de clinique itinérante et la distribution de biens de première nécessité dans des sites ciblés.

Philippines. Une équipe évalue la situation à Tuguegarao, ville située dans le nord du pays, où un second typhon a fait des dégâts importants et causé la mort de 15 personnes le 3 octobre dernier.

D'autres équipes se concentrent sur la ville et les environs de Manille, une semaine auprès la tempête tropicale Ketsana.

Selon les chiffres officiels, le bilan des inondations est de 300 morts et 320 000 déplacés à Manille et ses environs. Les eaux se retirent progressivement et de nombreux sinistrés retournent chez eux.

Mais certains endroits sont toujours inondés et cette situation pourrait perdurer pendant des mois.

 

Une clinique itinérante ainsi que la distribution de biens de premières nécessité (savon, bols, et bâches pour les abris) ont débuté à Laguna Bay, au sud-est de Manille, une zone encore en partie sous les eaux.

L'étendue et la topographie des lieux rendent difficile l'accès aux populations qui pourraient avoir besoin d'une aide urgente. Ainsi, les équipes de MSF se déplacent parfois par hélicoptère ou par bateau.

Diarrhées et infections cutanées. Deux cliniques itinérantes assurent environ 70 consultations médicales chacune, par jour, dans certains des 505 centres d'évacuation de Manille et de ses environs. Les principales pathologies sont les diarrhées et les infections cutanées. Les équipes médicales ont mis en place un système de veille épidémiologique afin de réagir rapidement à de possibles épidémies de maladies liées à l'eau ou d'infections respiratoires.

« Après chaque catastrophe naturelle d'ampleur, on entend des discours alarmistes sur des risques majeurs d'épidémies », explique le docteur Jean Rigal, directeur médical à MSF. « Mais il faut constater qu'il n'y a pas eu d'épidémies après le tsunami en 2005, après les ouragans Katrina la même année ou Mitch en 1998.

De fait, il est rare que des épidémies se déclenchent immédiatement après une catastrophe naturelle. Néanmoins, cela peut toujours arriver dans un second temps, si la maladie était déjà présente auparavant dans la région, si l'accès aux soins médicaux et à de l'eau potable est limité et là où un grand nombre de personnes vivent dans un espace restreint, comme les centres d'hébergement temporaires. C'est pourquoi une veille sanitaire est indispensable.» Alors que la présence de cadavres est souvent représentée comme un danger sanitaire, les risques sont relativement mineurs.

Indonésie. Environ 40 volontaires - dont des chirurgiens, infirmiers, psychologues, et logisticiens - évaluent actuellement les besoins à Padang et dans ses environs, notamment dans la ville de Pariaman, où presque 90% des habitations ont été détruites.

La dernière estimation officielle fait état de 704 morts et peut-être 1000 à 3000 personnes disparues, presqu'une semaine après qu'un puissant tremblement de terre a frappé l'île indonésienne de Sumatra. Environ 800 personnes seraient sévèrement blessées et 2600 autres plus légèrement.

Mais les capacités globales de prise en charge médicale, avec plusieurs hôpitaux de campagne semblent adéquates pour le moment. Les équipes de MSF concentrent leurs efforts sur les besoins potentiels dans les zones rurales voisines. Le travail débute avec des cliniques itinérantes et la distribution de biens de première nécessité. 45 tonnes de matériel médical et de secours sont acheminés en Indonésie.

Iles Samoa, Pacifique Sud. Une petite équipe composée d'un coordinateur, d'un expert en eau et assainissement, et d'un psychologue a mené une première évaluation sur la côte sud de l'île d'Upolu, située entre les villages de Lalomanu et Fusi.

Une grande étendue de cette partie de la côte (entre Lalumanu et Lotofaga) a été sévèrement touchée par le tremblement de terre et le tsunami qui en a résulté le 29 septembre dernier. Une L'équipe se rend sur l'île de Manono, située à l'ouest d'Upolu. Accessible par bateau uniquement, cette zone n'a reçu aucune assistance à ce jour de la part des organisations d'aide.

Dans les prochains jours, MSF prévoit de mener des évaluations des besoins en soins psychologiques des populations dans ces lieux particulièrement touchés par la catastrophe.


Précision à l'attention de nos donateurs : A l'issue des évaluations menées dans les régions touchées par les catastrophes naturelles en Asie Pacifique, les équipes de Médecins Sans Frontières n'ont pas identifié de besoins importants nécessitant de mener des actions de grande ampleur. Dans les différents pays - Indonésie, Philippines, Samoa - les secours déployés rapidement par les autorités nationales et de la région, et par d'autres organismes, couvrent selon nous la majorité des besoins urgents.
C'est pourquoi nous n'avons pas lancé d'appel aux dons spécifique. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous adresser votre don pour d'autres programmes. Pour plus d'informations, contactez notre service donateurs au 01.40.21.27.27.

 

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