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Birmanie : Les secours MSF s’intensifient mais sont encore insuffisants

33 équipes MSF apportent soins médicaux et aide matérielle dans le delta
33 équipes MSF apportent soins médicaux et aide matérielle dans le delta © Eyal Warshawski

Plus de 3 semaines après la catastrophe, les besoins de nourriture, abris, et eau potable restent très importants. Mais la réponse est limitée par les fortes restrictions imposées aux humanitaires.

33 équipes MSF apportent une aide médicale et matérielle aux populations sinistrées suite au cylcone Nargis dans le delta de l’Irrawaddy, dans le sud de la Birmanie. Environ 120 000 personnes ont pu recevoir une assistance de la part des équipes MSF travaillant dans cette zone, la plus sinistrée après le passsage du cyclone Nargis.

250 Birmans qui travaillaient déjà pour Médecins Sans Frontières avant le cyclone se sont déployés progressivement dans les zones de Pyanpon, Bogaley, Haingyi, Pyinsalu, Tongwa, Labutta, Thingangon and Chaungzu.

La nourriture, des abris et de l’eau constituent les besoins prioritaires des populations. 310 tonnes de riz, plus de 84 000 boîtes de conserves de poisson, 16 500 litres d’huile et 13 500 bâches plastiques ont été distribuées à ce jour par MSF.

Les équipes se déplacent dans les villages et donnent, selon les besoins, de la nourriture, des récipients pour l’eau, des moustiquaires et des bâches plastiques pour construire des abris provisoires.

Tant à Bogaley qu’à Pyapon, les équipes de MSF ont remarqué un manque d’accès à l’eau potable : les habitants utilisent uniquement de l'eau de pluie. De l’eau potable est également distribuée quand il n’y a plus d’autre source d’approvisionnement.

Le contrôle de l’usage de l’aide, sur place, est difficile et MSF reste vigilant. Selon les informations recueillies, seule une très faible quantité de nourriture par rapport aux tonnes distribuées aux populations n’a pas été directement donnée par MSF à des habitants. Des équipes se déplacent en bateau afin d’atteindre les personnes sinistrées dans des zones très difficiles d’accès.

Nous attendons des mesures concrètes venant du gouvernement birman concernant la délivrance et la durée des visas ainsi que l’autorisation pour le personnel international de circuler librement dans le delta.
Thierry Durand, directeur général de MSF

Environ 500 patients par jour reçoivent des soins médicaux des 33 équipes MSF dans le delta. Une grande partie des consultations sont des blessures légères liées au cyclone, telles que des fractures, les plaies à la tête et les plaies infectées. Les médecins voient aussi des blessures similaires à des brûlures, résultat de la violence du vent et de la pluie mêlée de sable. La population est physiquement affaiblie et les équipes traitent également des fièvres, des infections respiratoires et des diarrhées. Aucune épidémie n’a été constatée.

La réponse apportée reste faible par rapport aux besoins. Du personnel international expérimenté pour ce type d’urgence reste bloqué en dehors du delta. Parmi les 190 tonnes de matériel de secours acheminées par MSF en Birmanie, une partie nécessite des compétences techniques spécifiques pour être utilisé sur le terrain. Seuls 26 visas ont été délivrés pour MSF, les refus sont nombreux. De plus, le personnel international présent en Birmanie est majoritairement cantonné dans la capitale, Rangoun. Moins d’une dizaine d’expatriés ont reçu, il y a quelques jours, l’autorisation de se rendre dans le delta de l’Irrawaddy.

L’ouverture annoncée par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, soit la possibilité pour les travailleurs humanitaires de toute nationalité d’apporter leur aide, doit être rapidement suivie d’effets. « Nous attendons des mesures concrètes venant du gouvernement birman concernant la délivrance et la durée des visas ainsi que l’autorisation pour le personnel international de circuler librement dans le delta » indique Thierry Durand, directeur général de MSF. 

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