Birmanie : Des survivants attendent encore de l’aide

Les équipes MSF atteignent des villages isolés accessibles par petits bateaux
Les équipes MSF atteignent des villages isolés, accessibles par petits bateaux ©/MSF

Les besoins essentiels, tels que la nourriture, les abris et l’eau ne sont toujours pas couverts dans la zone dévastée par le cyclone Nargis début mai. Alors que les autorités birmanes ont mis en place des camps de déplacés, les équipes MSF atteignent des villages isolés.

Les 36 équipes MSF qui travaillent dans le delta de l’Irrawaddy, dans le sud de la Birmanie, constatent que les principaux besoins de la population sinistrée –nourriture, eau, abris- restent globalement importants et localement urgents. Des village isolés n’ont encore reçu aucun secours, notamment dans les environs de Labutta. De plus dans de nombreuses zones, l’aide est très insuffisante. L’intervention des agences des Nations unies et d’autres organisations d’aide n’a pas encore atteint une ampleur adaptée par rapport à la situation, en termes de nourriture et de matériel de base.

Exposés à la pluie. Les indicateurs de santé de la population ne sont pas aggravés : ni épidémie ni taux de malnutrition alarmants n’ont été détectés par les équipes. Cependant, le manque d’abris et d’eau potable entraîne des maladies telles les infections respiratoires et les diarrhées. Dans les environs de Labutta, des cas de diarrhées aqueuses sévères ont été rapportés dans trois zones différentes. La pluie, fréquente en cette période de mousson, devient un problème, la population manque d’abris et de couvertures. En plus des 500 consultations médicales, en moyenne, chaque jour, MSF propose dans certaines zones un soutien psychologique pour les survivants qui en ressentent le besoin, par exemple à Ngapudaw.

Nourriture et accès à l’eau. Les équipes MSF, y compris maintenant une vingtaine de personnel international, circulent dans le Delta à partir de plusieurs bases : Ngapudaw, Labutta, Setsou, Bogaley, Pyapon. La distribution de matériel et de nourriture se poursuit, parallèlement à l’amélioration de l’accès à l’eau potable. MSF s’efforce d’apporter aux populations dans les zones où nous travaillons une ration alimentaire familiale quotidienne de 2 kilos de riz, 500 grammes de légumes secs, de l’huile et du sel, ainsi qu’une source d’eau potable pour 500 habitants. A Labutta, l’équipe a mis en place une unité de traitement de l’eau en ville et une autre dans l’un des trois camps installés par les autorités birmanes. Dans la plupart des endroits, il s’agit surtout de nettoyer les sources d’eau existantes.

Aide directement distribuée. L’acheminement de l’aide dans les zones isolées s’effectue principalement par bateau. Ainsi, l’équipe travaillant à Setsou a pour base un bateau cargo et se déplace ensuite avec des embarcations plus petites. Le mode opératoire pour évaluer et répondre aux besoins peut être différent selon les lieux. A Pyapon, les équipes se rendent dans chaque maison, ce qui prend beaucoup de temps mais a été considéré comme le moyen le plus efficace pour procéder à une distribution adaptée aux besoins.


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