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Bangladesh, le no man's land des Rohingyas

Les Rohingyas sont une minorité musulmane originaire de l'état de Rakhine dans l'ouest de la Birmanie à la frontière avec le Bangladesh. Ils ne sont pas reconnus comme citoyens à part entière en Birmanie et sont victimes d'exactions.
<p style="text-align: justify;">Les Rohingyas sont une minorité musulmane originaire de l'état de Rakhine dans l'ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh. Ils ne sont pas reconnus comme citoyens à part entière en Birmanie et sont victimes d'exactions.</p>

Les Rohingyas sont une minorité musulmane originaire de l'état de Rakhine dans l'ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh. Ils ne sont pas reconnus comme citoyens à part entière en Birmanie et sont victimes d'exactions.

En 1992, plus d'un quart de million de Rohingyas ont fuit la Birmanie pour trouver refuge au Bangladesh, où ils sont considérés comme d'indésirables migrants économiques. Deux ans plus tard, alors que leur situation en Birmanie n'a connu aucun changement, les autorités bangalaises en coopération avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) ont commencé à mener des rapatriements massifs de ces réfugiés.

Aujourd'hui, on estime entre 200 000 et 400 000 le nombre de Rohingyas qui cherchent toujours refuge au Bangladesh, mais seule une minorité d'entre eux bénéficie du statu de réfugié. Au contraire, cette population vit dans des camps de fortune aux conditions déplorables et sans hygiène. De plus, les Rohingyas vivent dans la menace d'être déportés ou détenus.

Le camp de fortune de Kutupalong, situé au sud-ouest de la côte bangalaise, jouxte le camp, officielde Kutupalog géré par le UNHCR. A ce jour, on estime que quelque 22 000 personnes sont entassées dans ce camp de fortune en attente d'une reconnaissance et d'une aide médicale. Au lieu de leur fournir assistance, on leur annonce qu'elles ne peuvent pas rester là.

Les réfugiés qui ne sont pas enregistrés n'ont pas les mêmes droits que les réfugiés vivant dans le camp voisin géré par le UNHCR. Ils sont victimes de harcèlement et d'intimidation de ma part des autorités. En juin 2009, environ 30 officiels locaux ont pénétré le camp de fortune et détruit 259 habitations et les biens de leurs habitants.

L'accès à l'eau potable est extrêmement limité et les quelques points d'eau qui existent sont mal entretenus et pas protégés.

Certains Rohinguyas vivent le long de la plage sur la route qui relie Cox's bazar et le camp de fortune de Kutupalong. Ils tentent de gagner un peu d'argent en pêchant. La plupart du temps, ils gagnent moins de 1$ par jour.

La situation sanitaire dans le camp de fortune est désastreuse. Les déchets et l'eau sale dans les allées du camp représentent un véritable risque sanitaire.

En mars 2009, une évaluation menée par MSF a révélé que quelque 22 000 personnes vivaient dans le camp de fortune de Kutupalong dans des conditions sanitaires déplorables, des taux de malnutrition au-delà du seuil d'urgence, une insécurité alimentaire, l'absence d'eau et de traitement des eaux usées, et aucune assistance.

Alarmée par l'augmentation rapide du nombre de réfugiés et de la situation sanitaire catastrophique, MSF a immédiatement lancé un projet pour fournir des soins médicaux de base aux enfants de moins de cinq ans. Les équipes mènent un programme nutritionnel auprès des enfants malnutris et améliorent les installations en eau et assainissement du camp.

MSF fournit des soins médicaux aux Rohingyas du Bangladesh depuis 1998. des équipes MSF sont également présentes en Thaïlande, destination privilégiée d'un grand nombre de « boat people » Rohingyas qui fuient la Birmanie par la mer sur des embarcations de fortune.

Les cinq pays frontaliers avec la Birmanie - Bangladesh, Chine, Inde, Laos et Thaïlande - accueillent chacun des réfugiés Rohingyas. Mais parmi eux, seule la Chine est signataire de la convention internationale des réfugiés. Au Bangladesh, où des centaines de milliers de réfugiés se battent pour leur survie, seuls 25 000 d'entre eux sont officiellement enregistrés.

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Les Rohingyas sont une minorité musulmane originaire de l'état de Rakhine dans l'ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh. Ils ne sont pas reconnus comme citoyens à part entière en Birmanie et sont victimes d'exactions.

En 1992, plus d'un quart de million de Rohingyas ont fuit la Birmanie pour trouver refuge au Bangladesh, où ils sont considérés comme d'indésirables migrants économiques. Deux ans plus tard, alors que leur situation en Birmanie n'a connu aucun changement, les autorités bangalaises en coopération avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) ont commencé à mener des rapatriements massifs de ces réfugiés.

Aujourd'hui, on estime entre 200 000 et 400 000 le nombre de Rohingyas qui cherchent toujours refuge au Bangladesh, mais seule une minorité d'entre eux bénéficie du statu de réfugié. Au contraire, cette population vit dans des camps de fortune aux conditions déplorables et sans hygiène. De plus, les Rohingyas vivent dans la menace d'être déportés ou détenus.

Le camp de fortune de Kutupalong, situé au sud-ouest de la côte bangalaise, jouxte le camp, officielde Kutupalog géré par le UNHCR. A ce jour, on estime que quelque 22 000 personnes sont entassées dans ce camp de fortune en attente d'une reconnaissance et d'une aide médicale. Au lieu de leur fournir assistance, on leur annonce qu'elles ne peuvent pas rester là.

Les réfugiés qui ne sont pas enregistrés n'ont pas les mêmes droits que les réfugiés vivant dans le camp voisin géré par le UNHCR. Ils sont victimes de harcèlement et d'intimidation de ma part des autorités. En juin 2009, environ 30 officiels locaux ont pénétré le camp de fortune et détruit 259 habitations et les biens de leurs habitants.

L'accès à l'eau potable est extrêmement limité et les quelques points d'eau qui existent sont mal entretenus et pas protégés.

Certains Rohinguyas vivent le long de la plage sur la route qui relie Cox's bazar et le camp de fortune de Kutupalong. Ils tentent de gagner un peu d'argent en pêchant. La plupart du temps, ils gagnent moins de 1$ par jour.

La situation sanitaire dans le camp de fortune est désastreuse. Les déchets et l'eau sale dans les allées du camp représentent un véritable risque sanitaire.

En mars 2009, une évaluation menée par MSF a révélé que quelque 22 000 personnes vivaient dans le camp de fortune de Kutupalong dans des conditions sanitaires déplorables, des taux de malnutrition au-delà du seuil d'urgence, une insécurité alimentaire, l'absence d'eau et de traitement des eaux usées, et aucune assistance.

Alarmée par l'augmentation rapide du nombre de réfugiés et de la situation sanitaire catastrophique, MSF a immédiatement lancé un projet pour fournir des soins médicaux de base aux enfants de moins de cinq ans. Les équipes mènent un programme nutritionnel auprès des enfants malnutris et améliorent les installations en eau et assainissement du camp.

MSF fournit des soins médicaux aux Rohingyas du Bangladesh depuis 1998. des équipes MSF sont également présentes en Thaïlande, destination privilégiée d'un grand nombre de « boat people » Rohingyas qui fuient la Birmanie par la mer sur des embarcations de fortune.

Les cinq pays frontaliers avec la Birmanie - Bangladesh, Chine, Inde, Laos et Thaïlande - accueillent chacun des réfugiés Rohingyas. Mais parmi eux, seule la Chine est signataire de la convention internationale des réfugiés. Au Bangladesh, où des centaines de milliers de réfugiés se battent pour leur survie, seuls 25 000 d'entre eux sont officiellement enregistrés.

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