Projets

PROJETS URGENCES

PROJET D'URGENCE A WAU

Wau est l’une des trois plus grandes villes du pays. Ce projet d’urgence a été initié en réponse aux heurts entre groupes armés qui ont causé le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Un camp s’est spontanément constitué face aux baraquements des forces onusiennes de l’UNMISS, les populations bénéficiant ainsi de leur protection.

En 2016, MSF a soutenu près de 40 000 personnes déplacées sur la période juillet-août, grâce à la mise en place de cliniques mobiles. Par ailleurs, les populations installées dans le camp de protection des civils ont bénéficié de soins pédiatriques d’urgence, les autres services médicaux étant fournis par d’autres organisations.

L’action de MSF a aussi été de se rendre dans les territoires du Sud-Ouest de Wau, sous contrôle de l’opposition, afin d’y supporter l’accès à la santé des populations vivant dans ces zones et ne pouvant se rendre pour des problèmes de protection dans la ville de Wau. Cette action a été effectuée via des cliniques mobiles venant en soutien aux quatre centres de santé situés dans cette zone.

JUBA

En juillet 2016, des combats éclatent en pleine ville de Juba entre les forces loyales au Président Kiir (SPLA) et celles restées fidèle au Vice-Président Riek Machar (SPLA IO) embrasant la ville et générant des milliers de déplacés. Durant un mois, à compter du 17 juillet, MSF a ouvert un programme chirurgical d’urgence situé dans un des centre de déplacés de la ville de Juba : POC1.

Quelque 201 blessés ont été soignés par MSF durant cette intervention et 321 procédures chirurgicales ont été conduites.

PROJETS REGULIERS 

PROJET AWEIL, BAHR EL GHAZAL DU NORD

Ouvert en janvier 2008, le projet a pour but de répondre aux forts taux de mortalité infantile et maternelle dans l’Etat du Bahr el Ghazal, qui compte 1,3 million de personnes, via la gestion des services de pédiatrie et maternité de l’hôpital d’Aweil, principale ville de la région.

Depuis le lancement du projet, les besoins ont constamment évolué avec une augmentation progressive de nos activités consécutive à un accroissement régulier de la fréquentation de l’hôpital par la population. Ce programme est rythmé par un pic saisonnier de paludisme et malnutrition durant six mois de l’année. La capacité de l’hôpital oscille alors en fonction de la saison et varie entre 165 à plus de 300 lits.

Le pic saisonnier de paludisme a été particulièrement sévère, notamment du fait de la répercussion du conflit sur la capitale de Juba dont les effets ont été ressentis jusqu’à Aweil, avec une rupture du stock de médicaments et une forte diminution de l’appui des autres acteurs. En conséquence, plus de 7 700 enfants ont été admis en hospitalisation pour un paludisme sévère cette année. Les admissions de cas compliqués de malnutrition sévère ont également été particulièrement élevées avec 2 462 admissions dans le service de soins intensifs de soins nutritionnels thérapeutiques. En tout, ce sont 11 730 admissions hospitalières qui ont été enregistrée dans le service de pédiatrie en 2016.

L’activité de la maternité est également en augmentation constante avec pour 2016 un total de 5 843 accouchements dont 148 par césariennes.

PROJET FANGAK, ÉTAT DE JONGLEI

Contrôlé par l’opposition, protégé par les courants et les marais, à la confluence du Nil blanc et de la rivière Bahr El Ghazal, le comté de Fangak est historiquement un refuge pour les habitants vivant dans le nord de l’Etat de Jonglei.

MSF a commencé à y travailler en 2014 suite à un afflux de déplacés incluant des blessés et l’appel à un support de l’ONG locale South Sudan Medical Relief (SSMR), qui aidait le centre de soins primaires et n’avait pas la capacité de gérer un tel afflux. La clinique est constituée d’une hospitalisation générale de 40 lits et d’un service de consultations ambulatoires qui y est adossé qui ont respectivement accueilli 66 391 patients et réalisé 1807 consultations externeS. 

Un site de consultation ambulatoire a également été ouvert à New Fangak, sur le Nil Blanc, suite à une accalmie de la situation. Ce nouveau site est considéré par MSF pour y construire une clinique qui sera entièrement sous sa responsabilité. Le déménagement s’effectuera en 2017 si la situation sécuritaire le permet car le site de New Fangak est plus exposé aux combats, n’étant pas situé dans les marais qui composent une barrière de protection naturelle pour les populations.

Old Fangak est également une zone endémique pour la leishmaniose (Kala Azar), dont le nombre de cas a particulièrement augmenté durant l’année 2016 étant multiplié par presque 3.

PROJET YIDA, ÉTAT D’UNITY

En 2011, un conflit éclate au Soudan dans les Etats du Nil Bleu et du Sud Kordofan, entre une partie de la population de ces deux Etats en demande de plus d’autonomie et les forces du gouvernement de Khartoum. Les populations de Monts Nouba, dans le Sud Kordofan, fuient massivement au Soudan du Sud, vers la ville de Yida. MSF y intervient alors en urgence.

Le camp étant situé proche du territoire Soudanais, l’UNHCR n’a jamais reconnu ce site comme un camp de réfugiés. L’organisation a toujours poussé dans le sens de la relocalisation des réfugiés sur des sites localisés à 50 kilomètres de distance de la frontière soudanaise, à Ajuong Tok et Pamir. En conséquence, avec le déménagement de l’épicentre des secours vers ces deux sites, un mouvement de relocalisation des réfugiés est en cours avec des départs de Yida.

MSF maintient une clinique qui a admis 1356 patients pour les hospitalisations pendant que l’International Rescue Committee (IRC) s’occupe des soins secondaires.