Projets

INTERVENTIONS D’URGENCE

REFUGIES DU SOUDAN DU SUD

Depuis l’éclatement de la crise au Soudan du Sud en décembre 2013, l’Ouganda a reçu de nombreuses vagues de réfugiés. Entre décembre 2013 et juillet 2015, MSF est intervenu à Adjumani, dans le Nord du pays, où un afflux massif de réfugiés s’était installé, avant de passer le relai à Medical Teams International (MTI), une association affiliée au Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).  

Les populations qui fuient, majoritairement issues d’Equatoria-Central, décrivent des meurtres de populations civiles par les forces armées avec des arrestations arbitraires souvent basées sur les origines ethniques, des attaques de nuit, les incendies de villages, des enlèvements, des viols de femmes…

Depuis le 8 juillet 2016 et le début des combats à Juba, au Soudan du Sud, le flux de migrants dans le pays est constant. On compte 370 000 nouveaux arrivants à la fin d’octobre 2016, qui utilisent de plus en plus des points de passages illégaux pour atteindre l’Ouganda sans danger.

Malgré la présence de nombreux acteurs humanitaires depuis juillet 2016 dans la région, les structures d’accueil du HCR sont débordées. Notamment dans le camp de Bidibidi, qui a atteint 228 777 réfugiés fin novembre, avec un taux d’arrivées de 2000 personnes par jour depuis septembre.

MSF travaille depuis juillet à Bidibidi pour répondre aux besoins qui ne sont pas couverts par les autres acteurs, notamment dans les secteurs de la santé et de l’assainissement des eaux. MSF a également mis en place des activités médicales avec 2547 consultations externes d'urgence réalisées, et la prise en charge de patients victimes de violences sexuelles.

PROJETS REGULIERS

PROJET D'ARUA

Malgré les progrès de l'Ouganda dans la lutte contre le VIH/sida, près de 1,5 millions de personnes demeurent infectées. Si l’incidence a décliné de 16 000 en 2010 à 95 000 en 2014, la prévalence reste plus élevée chez les femmes et certaines professions sont particulièrement affectées.

Un projet de prise en charge du VIH et de la tuberculose est mené depuis 2001 à l’hôpital régional de référence d’Arua. MSF a transmis la gestion des deux unités de soin au ministère de la Santé en avril et juillet 2014, mais continue ses activités dans un laboratoire spécialisé dans la charge virale.

Le ministère de la Santé n’a pas encore de plan de gestion des patients pour qui la deuxième ligne a échoué, et qui ont donc besoin de la troisième ligne du traitement. MSF a initié une gestion de ces patients, en approvisionnant les structures en médicaments.  Sur l'année 2016, la cohorte en 1ère ligne s'élève à 5700 patients et 736 en 2ème ligne avec 222 nouvelles admissions. Les nouvelles inclusions en 3ème ligne sont au nombre de 10. 

Entre septembre 2013 et septembre 2016, sur 20 845 tests de charge virale effectué, 19% ont révélé une charge virale élevée. Sur 2016, 7248 tests de charges virales ont été réalisés. 

PROJET DE KASESE

En 2014/2015, une évaluation de la situation des communautés de pêcheurs autour des lacs George et Edouard dans trois districts ougandais (Kasese, Kamwenge et Rubiziri) a montré que les capacités de diagnostic, de soins et de traitement du VIH ne répondaient pas à leurs besoins. MSF a donc lancé un projet à moyen terme en faveur de cette population identifiée comme la plus exposée, avec une prévalence supérieure à la moyenne nationale.

Cette évaluation a également révélé que les adolescents et les jeunes adultes de la municipalité de Kasese n’avaient pas accès à une offre complète de soins de santé sexuelle et reproductrice, ni à des services de prévention et de traitement du VIH et de la Tuberculose, alors qu’ils étaient confrontés à des graves problèmes (comportements à risques, grossesses précoces, violence sexuelle, avortements non sécurisés). Un centre pour adolescents a donc été ouvert à Kasese à la fin 2015.

En février 2016, MSF a lancé une campagne de dépistage contre le VIH, la Tuberculose et la malaria.