En bref

Dépenses 2016 : 15 047 000 €
Financement institutionnels : 900 000 € du Japon
Equipe :  62 internationaux et 771 nationaux
Autres sections MSF présentes : sections hollandaise, espagnole, belge.

MSF est présente dans le pays depuis 1997.

DOSSIER SPECIAL RCA

Communiqués, reportages, interviews, vidéos, rapports, dossiers de presse, cartes... Tout est dans notre dossier spécial RCA.

 

Dossier urgence RCA

 

 

CHRONIQUES DE MSF sur LIBERATION.FR

Finn 2013, MSF a signé une chronique quotidienne sur ses activités d'urgence en République centrafricaine intitulée "Carnets d'urgence de Médecins sans frontières en Centrafrique".

 

Retrouvez l'intégralité de ces chroniques dans l'ebook de Libération.

 

Ebook Liberation MSF

Projets

SUPPORT MEDICAL ET URGENCES CHIRURGICALES A BANGUI

MSF a ouvert en décembre 2013 un projet chirurgical de prise en charge des blessés à Bangui. Dans le même temps, une activité de consultations externes a été mise en place dans l’enclave musulmane de la capitale, le PK5 où 29 939 consultations ont été réalisées. 

En juillet 2014, la prise en charge de victimes de violences sexuelles a débuté au centre national hospitalier universitaire de Bangui (CNHUB).

En novembre 2015, le Ministère de la Santé demande officiellement à MSF de libérer les locaux. Cette demande fait suite à différentes rencontres où MSF a proposé de développer un projet de chirurgie à Bangui, associé à un volet de formation du personnel médical. L’échéance courte a conduit MSF a débuté l’aménagement d’une structure privée, dite SIKA, afin d’y délocaliser ses activités. Des difficultés en termes logistiques et humains retardent l’ouverture effective de la structure. Les activités de lobby ont été maintenues avec le nouveau gouvernement. Néanmoins, ce dernier a réitéré sa demande en novembre 2016 de voir MSF libérer les locaux.

En janvier 2017, MSF a partiellement déménagé ses activités vers une nouvelle structure privée SIKA. Le transfert total devrait être terminé mi-2017.

Les capacités d’accueil du nouveau lieu ne permettent pas la reproduction à l’identique des actions développées au sein du CNHUB, ni le développement souhaité de nouvelle technique chirurgicale. A ce titre, SIKA demeure une structure provisoire où la prise en charge des urgences chirurgicales pourra être assurée. Les plaies chroniques et les fractures fermées ne pourront y être accueillies.

Néanmoins, 8000 passages aux urgences ont été comptabilisés sur l'année 2016, avec 1462 hospitalisations, 3699 opérations chirurgicales, et 620 consultations pour les victimes de violences sexuelles. 

HÔPITAL DE PAOUA

Depuis 2006, MSF délivre des soins de santé secondaires en collaboration avec le Ministère de la Santé qui se sont entre temps étendus à la prise en charge des activités de tuberculose, VIH, et des programmes élargis de vaccination. En périphérie, MSF soutient sept postes de santé communautaires depuis 2009.

En avril 2015, MSF s’est retiré des services de chirurgie et de maternité pour se concentrer sur les activités pédiatriques, le VIH et la tuberculose. Les soutiens aux centres de santé sont maintenus.

La situation est restée marquée en 2016 par des épisodes de violences. Les groupes armés présents dans la zone s’affrontent et/ou se réunissent pour le contrôle du territoire et des ressources économiques. Des villages sont régulièrement brûlés et vidés de leurs populations. Des soutiens ponctuels aux centres de santé sont régulièrement organisés. Sur l'année, les équipes ont compté 12 336 passages aux urgences avec 2728 admissions en pédiatrie et 1029 admissions en médecine interne. 

PROJET CARNOT

Projet ouvert en 2009 suite à une crise nutritionnelle, Carnot est développée en 2011 autour de la prise en charge du VIH. L’enquête de mortalité rétrospective faite en 2011 met en évidence des taux de mortalité extrêmement élevés chez adultes comme enfants. Le projet développe une prise en charge pédiatrique. Les enquêtes de 2012 et 2014 montrent que le taux de mortalité est en diminution et en dessous du seuil d’urgence pour les enfants de moins de 5 ans.

Avant la crise de 2014, la majorité de l’activité commerciale était tenue par la population musulmane, aujourd’hui absente de la ville.

En 2016, la population de l’enclave musulmane réfugiée dans l’Eglise est partie. Peu d’entre eux ont pu rejoindre leur maison. Ils se sont déplacés dans d’autres régions de la Centrafrique ou à l’étranger. Par conséquent, les cliniques mobiles ont cessé en juin.

Par ailleurs, des soupçons de détournements ont amené les agents paludisme à stopper leur activité en septembre. Aujourd’hui, l’apparente quiétude de Carnot amène les équipes de MSF à repenser leurs activités dans la région.

 PROJET A BRIA

En 2013, MSF ouvrait en urgence un projet pédiatrique afin de faire face au pic de paludisme dans cette région qui ne fait pas exception à la désertification sanitaire dans le pays. Le projet se concentre sur les moins de 15 ans, avec un service de consultations externes pédiatriques à l’entrée de l’hôpital, le service de pédiatrie et de néonatologie et des activités VIH pédiatriques. Ces activités sont pratiquées sous tente. Néanmoins, un bâtiment annexe a été réhabilité pour accueillir dans de meilleures conditions la néonatologie dont les consultations ont augmenté de 70% en 2016.

Bria devient le théâtre d’affrontements entre deux factions armées dans la ville même, faisant plus de 90 morts et autant de blessés à la fin novembre. Une équipe chirurgicale a été dépêchée sur place en renfort du Ministère de la Santé et des cliniques mobiles permettent l’accès aux populations dans la ville. 

CAMPAGNE DE VACCINATION MULTI ANTIGENE DE MASSE

La crise politico-militaire qui a débuté en 2013 a provoqué l’effondrement des taux de couverture vaccinale dans le pays. Entre 2012 et 2014, le nombre d’enfants immunisés contre la rougeole a chuté de 64% à 25% et de 52% à 20% pour les infections respiratoires aigües.

Face à ce constat, quatre sections de MSF ont lancé une vaste campagne de vaccination pour environ 220 000 enfants dans 13 sous-préfectures, en collaboration avec le ministère de la Santé centrafricain. Pour MSF-France, la campagne de vaccination a été menée de septembre 2015 à août 2016 dans la préfecture de Paoua, où cette activité a été régulièrement interrompue ou retardée à cause du contexte de violence. L’objectif minimal de 80% de couverture de la population cible a été atteint.

A Carnot, la campagne a débuté en août 2016 et devrait se terminer en février 2017. L’équipe d’OCP se rendra par la suite à Bria jusqu’en juillet.