Près de Khamir, dans le gouvernorat d'Amran, où MSF mène des activités médicales. 2013
Près de Khamer, dans le gouvernorat d'Amran, où MSF mène des activités médicales. 2013 © Jacob Zocherman

Depuis mars 2015, le Yémen est en proie à un conflit particulièrement violent, opposant le mouvement Houthi, qui contrôle des parties importantes du nord et désormais aussi du sud, et soutenu par les partisans du Président déchu Saleh, à une coalition internationale menée par l’Arabie Saoudite, et à des mouvements armés basés principalement dans le sud.

Le conflit a déjà fait un grand nombre de victimes parmi la population civile et a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, dont un grand nombre vit dans des conditions très précaires, dans des espaces publics tels qu'écoles ou bâtiments abandonnés.

Bien que les frappes aériennes et les violences soient en diminution dans le nord et dans certaines zones du sud, l’hôpital de la ville de Abs, située dans le gouvernorat de Hajjah, dans le nord-ouest du Yémen, a été touché par une frappe aérienne le 15 août 2016, faisant 19 morts et 24 blessés. Suite à cela, MSF a décidé d’évacuer son personnel des hôpitaux auxquels elle apporte un soutien dans les gouvernorats de Saada et Hajjah dans le nord du Yémen, précisément des hôpitaux de Haydan, Razeh, Al Gamouri et Yasnim (gouvernorat de Saada) et des hôpitaux de Abs et Al Gamouri (gouvernorat de Hajjah).
Compte tenu de l’intensité de l’offensive actuelle et puisqu’il n’est plus possible de faire confiance dans la capacité de la coalition à éviter des attaques meurtrières, MSF estime que les hôpitaux situés dans les gouvernorats de Saada et Hajjah n’offrent aucune sécurité aux patients et au personnel.
L’attaque sur l’hôpital de Abs est la quatrième survenue sur une structure MSF depuis un an. C’est aussi la plus meurtrière.


 

Par ailleurs, le pays est toujours confronté à des restrictions sur les importations, limitant de façon drastique l’entrée et la circulation des produits de base au Yémen tels que le carburant, la nourriture, mais aussi les médicaments et traitements médicaux.

Nous assistons aujourd’hui à une autre situation d'urgence liée aux maladies chroniques. Ainsi, les patients souffrant d'insuffisance rénale sont à risque car les centres de dialyse ont été gravement affectés par le manque de fournitures dû aux restrictions sur les importations. Le ministère yéménite de la Santé est presque incapable de couvrir les coûts à lui-seul. Les séances hebdomadaires ont donc été réduites de 3 à 2 par patient.
Nos équipes soutiennent actuellement des centres de dialyse à Sanaa, Mahweet, Hajja et Taiz, mais uniquement de manière temporaire, MSF se concentrant essentiellement sur les soins d’urgence. MSF exhorte les organisations internationales à intervenir et prendre en charge ces traitements au Yémen.

Avant l'évacuation des équipes du Nord du pays, MSF travaillait dans onze hôpitaux et centres de santé au Yémen et apportait un soutien à 18 autres hôpitaux et centres de santé situés dans huit gouvernorats : Aden, Al-Dhale, Taïz, Saada, Amran, Hajjah, Ibb et Sanaa. Plus de 2000 employés MSF, dont 90 expatriés, travaillent actuellement au Yémen.
Entre mars 2015 et juin 2016, MSF a reçu près de 210 000 personnes dans ses services d'urgence et a pris en charge plus de 43 000 blessés de guerre. Nos équipes ont également dispensé plus de 82 000 consultations à des personnes déplacées, grâce à des dispensaires mobiles.

Pour poursuivre nos actions d'aide médicale d'urgence, nous avons besoin de vous ► Je fais un don

Activités de MSF au Yémen

Survolez la carte pour faire apparaitre les informations ou cliquez ici pour l'afficher en grand format.

Activités de MSF au Yémen

 



Découvrez les témoignages de nos volontaires

 

Suivez le Dr Natalie Roberts pendant une journée au Yémen

 

Articles