Projets

URGENCES

REPONSE AU CONFLIT DANS L'ETAT DE BORNO

Le conflit armé entre le groupe Boko Haram et les forces nigérianes dans l’Etat de Borno ont provoqué de nombreux mouvements de populations. On compte aujourd’hui près de 2 millions de déplacés. L’insécurité, l’arrêt du commerce, la fermeture des routes de ravitaillement ainsi que l’accès restreint aux ressources diverses ont mené la région dans un état d’insécurité alimentaire avancé se traduisant par une crise nutritionnelle sévère.

Peu de structures de santé fonctionnent, et l’aide apportée dans l’Etat de Borno, à la fois par les instances gouvernementales comme par les acteurs humanitaires depuis le début des combats, est inadéquate. Et bien que l’état de famine ait été déclaré dans la région, l’intervention d’organisations comme le Programme alimentaire mondial ou encore l’Unicef se fait attendre.

Une crise d’insécurité alimentaire parmi les déplacés ainsi que les populations autochtones persistent à travers la région. On observe 20% de cas de malnutrition aigüe sévère contre 50% de malnutrition aigüe globale. Les taux de mortalité ont depuis longtemps dépassé les seuils critiques, notamment chez les enfants de moins de 5 ans.

Projet originellement initié en 2014 pour répondre aux épidémies, les activités de l’équipe dépêchée sur place se sont par la suite concentrées sur les camps de déplacés de Maiduguri avec des consultations et des opérations de nutrition thérapeutique ambulatoires.

En avril 2015, des activités de consultations externes, de nutrition thérapeutique et d’assainissement des eaux sont mises en œuvre dans et hors des camps. Une maternité a été installée dans les centres de santé de Maimusari et de Bollori.

En mai 2016, la capacité médicale de la structure de santé de Gwange passe de 30 à 120 lits. En juin, près de 1000 enfants et adultes malnutris arrivent depuis la région de Bama. Pour la première fois, les équipes de MSF sont intervenues hors de Maiduguri pour se rendre dans les localités de Bama, Monguno et Dikwa.

En juillet 2016, MSF décida de continuer ses activités dans 3 centres de santé de Maiduguri et d’initier deux nouveaux projets à Monguno. Au regard du nombre de patients dans les différentes actions mises en œuvre par MSF, les équipes décidèrent d’accroitre les activités du projet en augmentant les capacités d’accueil à 150 lits, et en créant un centre de nutrition thérapeutique supplémentaire. De plus, les critères d’admissions pour les cas de malnutrition ont été élargis aux enfants de 15 ans et aux cas de de malnutrition aigüe modérés.

CENTRE DE NUTRITION THERAPEUTIQUE DE BORNO

Projet originellement initié en 2014 pour répondre aux épidémies, les activités de l’équipe dépêchée sur place se sont par la suite concentrées sur les camps de déplacés de Maiduguri avec des consultations et des opérations de nutrition thérapeutique ambulatoires.

En avril 2015, des activités de consultations externes, de nutrition thérapeutique et d’assainissement des eaux sont mises en œuvre dans et hors des camps. Une maternité a été installée dans les centres de santé de Maimusari et de Bollori.

En mai 2016, la capacité médicale de la structure de santé de Gwange passe de 30 à 120 lits. En juin, près de 1000 enfants et adultes malnutris arrivent depuis la région de Bama. Pour la première fois, les équipes de MSF sont intervenues hors de Maiduguri pour se rendre dans les localités de Bama, Monguno et Dikwa.

En juillet 2016, MSF décida de continuer ses activités dans 3 centres de santé de Maiduguri et d’initier deux nouveaux projets à Monguno. Au regard du nombre de patients dans les différentes actions mises en œuvre par MSF, les équipes décidèrent d’accroitre les activités du projet en augmentant les capacités d’accueil à 150 lits, et en créant un centre de nutrition thérapeutique supplémentaire. De plus, les critères d’admissions pour les cas de malnutrition ont été élargis aux enfants de 15 ans et aux cas de de malnutrition aigüe modérés. Au total, 1740 patients ont été admis dans le centre de nutrition thérapeutique et 10 546 patients dans les centres de nutrition ambulatoire. Les admissions en pédiatrie s'élèvent à 1319 et 3133 accouchements ont été réalisés. 

A Maimusuri, MSF installa une unité pédiatrique pour les personnes déplacées et une salle d‘urgence. 

URGENCE A MONGUNO

Monguno est peuplé par 225 000 habitants dont 50% sont des déplacés vivant dans 7 camps à travers la ville. Depuis janvier 2015, aucune structure de santé ne fonctionne alors que des besoins importants ont été observés, notamment au sujet de la malnutrition et de la santé pédiatrique.

A l’été 2016, plusieurs ONGs se sont installées à Monguno, dans l’optique de prodiguer des soins et autres services.

C’est en juillet 2016 que les équipes de MSF ont mené une mission exploratoire durant laquelle sont évalués des besoins insatisfaits pour les patients hospitalisés. Le 1er septembre, un centre de nutrition thérapeutique ainsi qu’un département de médecine interne d’une capacité de 50 lits sont ouverts. Depuis l'ouverture de ce projet, 231 patients ont été admis au centre de nutrition thérapeutique et 675 en pédiatrie. 

En novembre 2016, MSF installe des consultations pédiatriques tout comme pour les adultes dans l’hôpital du ministère de la santé afin d’améliorer l’accès et la qualité des références. 

ACTIVITES EXTERIEURES A BORNO

Lors de leurs visites dans les localités de Bama et Dikwa en juin 2016, les équipes des MSF ont mis en place un package d’intervention de masse pour réduire la mortalité et morbidité le plus rapidement possible lors des visites mensuelles de 3 à 4 jours.

Ces packages permettent à MSF de dépister et traiter la malnutrition, de vacciner, d’opérer des consultations ainsi que des interventions assainissement des eaux. Les activités sont néanmoins dépendantes des conditions sécuritaires sur les zones concernées.

Le même package a été mis en place dans plusieurs camps officieux de déplacés.

A Maiduguri, le projet se concentre sur 3 activités principales qui sont la distribution de nourriture, la surveillance épidémique de pair avec Epicentre et des soins préventifs et curatifs, de la vaccination, le dépistage et le traitement de la malnutrition. 

PROJET REGULIER

PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES A PORT HARCOURT

MSF est intervenue à Port Harcourt entre 2005 et 2013, dans le Centre de trauma de Teme. Pendant les cinq dernières années d’activités dans le centre, 2 400 victimes de viols y avaient été traitées.

Tirant les leçons de ce précédent projet et face à l’inexistence de soins pour les victimes de violences sexuelles à Port Harcourt, MSF initie en 2015 un projet  de prise en charge, avec une clinique dédiée à cette activité.

En 2016, un volet d’activités externes est développé au sein des communautés. 

ETAT DE JIGAWA

L’Etat de Jigawa est la région nigériane qui a l’un des plus hauts taux de mortalité maternelle, avec 2 000 décès pour 100 000 naissances vivantes. Le taux de natalité est de 6,2 enfants par femme.

Au regard de ces chiffres, MSF a ouvert en 2008 un projet de gestion des urgences obstétriques dans l’Hôpital général de Jahun. L’objectif est d’améliorer les soins dans ce domaine et, par conséquent, de réduire la mortalité maternelle.

En 2016, MSF a apporté son soutien aux soins néonataux et obstétriques de base aux centres de santé primaire de Jahun et Miga. L’objectif est d’améliorer l’accès à des soins gratuits, afin d’identifier et prévenir d’éventuelles complications, en diminuant ainsi le nombre de patientes reçues dans la maternité de Jahun. Près de 10 500 admissions ont été comptées sur l'année, avec 6500 prises en charge de complications lors l'accouchement et 1400 césariennes effectuées. 

Equipe d’urgence

Au regard du contexte politique et sécuritaire instable, MSF a créé en 2006 une unité d’urgence, dite « Eprep », aux objectifs multiples : surveillances des épidémies et autres urgences ; conduite de missions d’explorations ; réponse aux urgences ; coaching et formation d’équipes pour la rédaction des stratégies d’interventions.