Projets

PROJET MEDICO-NUTRITIONNEL A KOUTIALA

Ouvert depuis 2009, le projet MSF à Koutiala a pour objectif principal de participer à la réduction de la morbidité et de la mortalité infanto-juvénile. Il repose sur 4 volet

Curatif hospitalier avec un support de MSF aux services de pédiatrie et nutrition du centre de santé de référence de Koutiala ainsi que la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans.

Curatif ambulatoire dans cinq centres de santé communautaires avec un soutien de MSF aux activités nutritionnelles et pédiatriques gratuites pour les enfants de moins de 5 ans.

Préventif pour les enfants de 0 à 24 mois dans 5 centres de santé communautaires autour de Koutiala. Cela comprend un suivi mensuel pendant les 6 premiers mois de vie, puis un suivi de croissance tous les 3 mois entre l’âge de 6 et 24 mois, ainsi qu’un suivi de la vaccination et un supplément alimentaire pour les enfants de 6 à 24 mois également. En collaboration avec le ministère de la santé, MSF a mis en place un programme de chimioprévention du paludisme saisonnier dans la totalité du district de Koutiala depuis 2012.

Recherches opérationnelles menées par des épidémiologistes d’Epicentre, des étudiants en master de santé publique et des étudiants en médecine. Chaque année entre 2010 et 2014, les épidémiologistes d’Epicentre ont réalisé des enquêtes transversales afin d’évaluer l’efficacité du volet préventif des activités dans l’un des centres de santé communautaires. Ces enquêtes  ont montré une diminution de la malnutrition aigüe sévère et globale, de la malnutrition chronique ainsi que l’amélioration de la couverture vaccinale. L’intervention est donc efficace, tandis que son coût est évalué à 100€ par enfant par an, et de 150€ pour le suivi d’un enfant de sa naissance jusqu’à 24 mois. L’objectif devient maintenant de  baisser le coût du projet, pour l’étendre à d’autres centres de santé, améliorer l’état de santé des enfants et surtout baisser les admissions à l’hôpital et consultations dans les 5 centres de santé communautaires. 

INTERVENTION DANS LE NORD DU MALI

Le coup d’Etat du 22 mars 2012 et la période de transition qui s’ensuivit ont favorisé la prise de pouvoir de groupes armés radicaux dans le Nord. Des milliers de personnes ont quitté la région, y compris une partie du personnel médical.

Depuis, MSF était restée présente à l’hôpital de Tombouctou, principal centre de référence régional, et avait continuait de mener des activités de soins périphériques dans la région. Suite à la normalisation progressive du système de soins (nomination de médecins généralistes et spécialistes), et en tenant compte de la présence d’autres acteurs de soins dans la zone, MSF a initié la passation de ses activités aux autorités sanitaires régionales au dernier trimestre de 2016. La passation a été finalisée fin mars 2017. 

SANTE DE LA FEMME A TENENKOU

Ouvert en novembre 2016, suite à une mission exploratoire réalisée en août, ce projet s’inscrit dans une région instable, à cause de fortes tensions communautaires et de la présence de groupes armés djihadistes dans la zone. La dégradation des conditions de sécurité et la faible présence de l’Etat dans la zone restreignent par l’accès aux soins pour les populations.

Une raison majeure qui a conduit à l’ouverture de ce projet est le fort taux de mortalité maternelle dans la région. Près de 464 femmes sont mortes en 2006 sur 100 000 naissances vivantes et la mortalité infantile est de 96 ‰. Ces données révèlent une sous-utilisation des services de santé et un retard de consultation notamment liés aux difficultés dans le transfert des cas urgents, au manque de personnel et aux conditions difficiles de travail.

Les activités ont officiellement démarré fin décembre 2016, par l’ouverture d’un ambulatoire et le soutien au centre de santé de référence de Ténénkou, pour les femmes et adolescentes à partir de 11 ans.