En bref

Immédiatement après la catastrophe survenue en mars 2011, Médecins Sans Frontières a envoyé une équipe dans la région dévastée par le séisme, puis par le tsunami. De petites équipes très mobiles ont délivré des soins aux groupes de survivants isolés, puis quand la situation sanitaire s'est stabilisée, MSF a envoyé une équipe de psychologues pour aider les rescapés à se remettre du traumatisme.

Budget (de mars à juin 2011, hors réhabilitations) : 969 000 €
Financements : 100% privés

Contexte

Le 11 mars, un séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richer a frappé les côtes japonaises. Ce tremblement de terre est le plus violent jamais subi au Japon et le cinquième plus violent de l'Histoire. Il a causé un gigantesque tsunami de 14 mètres de haut en moyenne, et qui a pu atteindre 39 mètres à certains endroits. La catastrophe a fait environ 25 000 morts et a dévasté le littoral sur 300 kilomètres. Le tsunami a balayé les villes et les villages sur 10 kilomètres à l'intérieur des terres.

Projets

Le bureau décentralisé de MSF à Tokyo possède une capacité d'intervention régionale d'urgence. MSF a ainsi pu envoyer une équipe par hélicoptère dès le lendemain de la catastrophe. L'équipe a concentré ses efforts sur les petits groupes de population n'ayant pas encore reçu d'aide médicale de la part du programme d'urgence national, dans les préfectures de Miyagi et d'Iwate, deux sites parmi les plus durement touchés. Les blessés ont rapidement été évacués grâce à un pont aérien par les Forces de Défense japonaises et les équipes d'intervention médicale d'urgence.

Dans les centres d'évacuation de Minami Sanriku (préfecture de Miyagi) et de Taro (préfecture d'Iwate), les principaux problèmes de santé auxquels les équipes ont été confrontées étaient l'hypertension et les infections des voies respiratoires supérieures. MSF a également constaté qu'un grand nombre de personnes âgées souffraient de maladies chroniques et avaient perdu leurs médicaments et ordonnances.

Près d'une semaine après la catastrophe, une psychologue a rejoint l'équipe pour évaluer la santé mentale des survivants. Après évaluation des besoins, une équipe de six psychologues a été montée.

La deuxième semaine de mai, les équipes médicales de MSF avaient conduit 2 520 consultations au total, à Minami Sanriku et Taro.

Environ 600 personnes ont participé aux séances d'accompagnement des psychologues MSF. Les principales difficultés rencontrées sont la gestion du stress, les problèmes de mémoire et de concentration, les inquiétudes quant à l'éventuelle démence parmi les personnes âgées et les troubles du sommeil dus à la surpopulation dans les centres d'évacuation.

Des psychologues MSF ont mis en place un café-social à l'extérieur d'un centre d'évacuation à Minami Sanriku, où les rescapés peuvent parler de manière informelle avec le personnel de santé psychologique, qui peut ainsi identifier les personnes particulièrement vulnérables nécessitant un soutien renforcé, et proposer des séances d'accompagnement individuelles.

MSF a également participé à la construction d'un immeuble semi-permanent en dehors d'un centre d'évacuation à Baba-Nakayama, près de Minami Sanriku, afin d'offrir un toit à 30 personnes.

MSF a distribué 4 030 couvertures, 6 500 litres d'eau, un générateur pour un abri temporaire à Baba-Nakayama et 10 000 kits d'hygiène, ainsi que 4 000 kits contenant piles, bougies, allumettes et serviettes. MSF a également fait don de deux bus aux services de santé de Minami Sanriku et d'un véhicule spécialement destiné aux passagers en chaise.