En bref

De décembre 2014 à mai 2015, MSF est intervenue dans la région de Kankan, en soutenant les autorités locales  dans la réponse à l’épidémie d’Ebola. Les équipes ont construit un centre de traitement, réhabilité le centre de transit au sein de l’hôpital régional de  Kankan,  et  mené des activités de formation, sensibilisation, renforcement des mesures d’hygiène et appui au transfert sécurisé des patients, entre autres, dans la région.

Dépenses 2015 : 1 494 000 €
Financement : 100 % fonds privés
Equipe : 9 internationaux
Autre section MSF présente : section belge

INTERVENTION CONTRE EBOLA

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Contexte

Le 22 mars 2014, l’épidémie d’Ebola est officiellement déclarée en Guinée, après que des cas furent identifiés dans la région de Guéckédou, proche des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria.

Si l’épidémie s’est rapidement propagée à l’intérieur du pays, en atteignant le 31 mars la capitale Conakry, la Guinée n’a pas connu l’augmentation exponentielle de cas enregistrée au Libéria et en Sierra Leone entre juillet et décembre. Cependant, plus d’un an après son début, l’épidémie continue dans le pays. En cause, la mise en place tardive d’une réponse d’envergure, l’échec des activités de sensibilisation auprès de la population et un moindre soutien de la part de la communauté internationale.

Projets

Alors que la section française de MSF avait jusque-là fourni un appui en ressources humaines à la section belge, principal acteur de la réponse à Ebola dans le pays, mi- novembre, une mission d’évaluation est menée en Guinée dans le but de mettre en place un centre de traitement par la section française de MSF. En décembre, les travaux de construction d’un centre disposant de 40 lits démarrent à Kankan, deuxième ville du pays. En attendant l’ouverture du centre, les  équipes soutiennent le personnel de l’hôpital régional, en réhabilitant le centre de transit annexe, en participant à l’amélioration des mesures d’hygiène et en aidant au transfert des cas vers d’autres centres de traitement. Elles apportent également une aide au système de soins dans la région, en soutenant les activités de dépistage des cas et d’alerte épidémiologique, en améliorant les capacités de triage et de contrôle de l’infection, en aidant à l’organisation de transferts sécurisés des patients, et en participant à la sensibilisation de la population et du personnel soignant.

Face à la nette diminution du nombre de cas dans la région, la décision est prise de fermer le projet fin avril 2015, et de remettre le centre de traitement aux autorités sanitaires guinéennes.