Projets

REPONSE A L'OURAGAN MATTHEW

Le 4 octobre 2016, l’ouragan Matthew frappe Haïti avec des vents franchissant par endroit 240 km/h. Plus de 1,4 million de personnes sont touchées par les destructions et 546 personnes décèdent selon les autorités Haïtienne.

MSF-France est intervenu sur les zones centre et Nord, moins endommagées par l’Ouragan, alors que MSF-Belgique intervient dans le sud, plus exposé. Notre intervention se fait sous forme de dotations en médicaments pour quelques structures de santé et de petites réhabilitations pour celles qui sont endommagées. 

CENTRE DES BRÛLES DE PORT-AU-PRINCE

MSF est présent à l’hôpital Drouillard de Port-au-Prince depuis 2004. Projet concentré autour d’activités de traumatologie, MSF décide en janvier 2015 de réorienter son action sur la prise en charge spécialisée de la brûlure sévère, qui représente un véritable problème de santé publique dû aux conditions de vie précaire créant un environnement favorable aux accidents domestiques. Les plus touchés sont les enfants : 47% des patients sont âgés de moins de 5 ans et 75% ont moins de 15 ans.

L’hôpital Drouillard est actuellement l’unique hôpital spécialisé dans la prise en charge des brûlures. La structure dispose de 40 lits d’hospitalisation dont 9 lits de soins intensifs et a accueilli 801 patients en 2016. 

Découvrez nos témoignages de patients grands brûlés


 

Pour sensibiliser la population aux dangers que peuvent présenter la manipulation de produits chimiques, l’utilisation de bonbonnes de gaz obsolètes ou des habitudes domestiques à risque, MSF a choisi de laisser la parole aux patients. Parce qu’un témoignage avisé et quelques images sont plus convaincants que de simples conseils. Pour que le vécu de Guyousky, Manette et les autres contribuent à réduire le nombre d’accidents par brûlure. Et prouver qu’une guérison est possible. Chaque histoire présente la cause de la brûlure, la prise en charge effectuée par MSF et les principaux changements dans la vie quotidienne des patients et/ou de leur entourage. En témoignant à visage découvert, ils ont aussi choisi de dénoncer le stigma et l’exclusion sociale.

Voir notre Exposure "Grand brûlés : histoires à vif"