En bref
Grâce au soutien de plus en plus important des donateurs internationaux et aux améliorations progressives dans le suivi du traitement du VIH/Sida assuré par les organismes publics guatémaltèques, en 2007, MSF a pu transférer le reste de son programme VIH/Sida aux autorités sanitaires de la ville de Guatemala.
Dépenses 2007 : 718.459 €
Financements : 100 % privés
Equipe : 1 international et 13 nationaux
Autre section MSF présente : néerandaise (soins de santé aux victimes de violence)
Contexte
Après 30 ans de guerre civile, officiellement terminée depuis 1996, le pays connaît une certaine stabilité.
La gratuité des soins de santé est toujours entravée par le manque de ressources, et l’accès aux traitements reste difficile, en particulier dans les zones rurales. Les Fonds internationaux alloués au Guatemala pour traitement du VIH/Sida sont en hausse.
Les défis concernent l’augmentation du nombre de patients pris en charge, les pénuries de médicaments et la poursuite des soins pour les patients séropositifs confiés au ministère guatémaltèque de la Santé.
Projets
Transfert des programmes de traitement du VIH/Sida au ministère guatémaltèque de la Santé
MSF a confié son programme VIH/Sida à la Clinica Yaloc de la ville de Guatemala, où l’on soigne cette maladie depuis 2001. Cette structure offre des traitements anti-rétroviraux (ARV), de l’accompagnement et une éducation en matière de nutrition et de VIH/Sida à un total de 1 068 patients. Le traitement destiné à la plupart des 750 patients restant dans le programme de la ville de Guatemala sera désormais assuré par une ONG médicale locale ; plusieurs patients ont été référés à l’hôpital Coatepeque.
Le développement du programme et la continuité des soins restent toutefois des défis majeurs au Guatemala. En 2007, MSF a fourni des médicaments anti-rétroviraux aux centres de traitement qui connaissaient des pénuries de médicaments. Ces pénuries sont dues à des estimations chiffrées qui ne reflètent pas le nombre réel de personnes dans le besoin, à des problèmes budgétaires, à une mauvaise coordination et une mauvaise communication entre le programme national VIH/Sida et le partenaire du Fonds mondial chargé de sa mise en œuvre et à des retards dans la livraison des médicaments. MSF a fait part de ces problèmes publiquement, notamment aux représentants du ministère guatémaltèque de la Santé.
Nous avons également attiré l’attention sur les insuffisances au niveau de l’aide apportée au service VIH de l’hôpital Coatepeque, ainsi que sur le risque de pénuries d’ARV suite aux élections nationales et aux redistributions des responsabilités des hauts fonctionnaires. Nous avons également exhorté le Fonds mondial à travailler avec son partenaire chargé de la mise en œuvre du programme pour fixer des objectifs de traitement réalistes et à utiliser son poids financier pour faire baisser les prix des médicaments. Enfin nous avons recommandé au gouvernement guatémaltèque de tirer parti des mécanismes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour acheter les médicaments les plus efficaces au meilleur prix.
MSF travaillait au Guatemala depuis 1984.