Projets

PROJET DANS LES HAUTS DE FRANCE

Le projet ouvert en septembre 2015 dans les Hauts de France avait pour objectif d’assurer des soins médicaux et des consultations psychologiques ; de soutenir les centres d’accueil pour des mineurs ; de construire une clinique à Calais et d’établir le camp de Grande-Synthe en partenariat avec la municipalité quand le besoin s’en est fait le plus ressentir.

Après avoir construit le camp de Grande-Synthe et permis aux 1 300 réfugiés de Basroch de vivre dans des conditions décentes (368 abris et points d’eau), ainsi que d’avoir mis en place des cliniques mobiles, MSF s’est retirée du camp en septembre 2016 une fois la passation à la PASS assurée.

En octobre 2016, ces 6 900 migrants du camp de Calais,  ont été évacués dans les centres d’accueil et d’orientation répartis à travers la France. En avril, l’incendie du camp de Grande-Synthe, construit en mars 2016 par MSF et dont la gestion a été confiée à l’Etat français en mai, a amené de nombreux réfugiés à reprendre la route. 

Au lendemain de l’évacuation de la « Jungle », MSF a assuré un suivi en santé mentale des migrants les plus vulnérables tout en continuant d’apporter un soutien aux municipalités hospitalières ainsi qu’à des associations implantées à Tatinghem, Angres et Grande-Synthe. Le projet dans le Nord a été fermé le 31 décembre 2016, mais le suivi des patients en santé mentale a confirmé que la prise en charge des migrants sur le sujet est insuffisante en raison d’un manque de structures, de ressources humaines et de connaissances. 

PROJET PARIS

A l’automne 2016, le nombre d’arrivée de migrants dans la capitale fluctue entre 70 et 80 personnes par jour selon les estimations de la mairie de Paris. L’ouverture d’un centre humanitaire le 10 novembre 2016 a eu pour objectif d’assurer une assistance et un toit le temps que leur dossier soit étudié.

Malgré une nette amélioration de la prise en charge, une mission exploratoire menée par MSF fin 2016 a révélé que beaucoup de migrants, et notamment des jeunes se présentant comme mineurs, sont encore délaissés par les structures étatiques. Ils sont alors dépourvus de support médical et d’abri, qui plus est pendant la période hivernale. Fin décembre, MSF a démarré une clinique mobile pour fournir des consultations médicales à ces populations.