MSF a mis en place un dispensaire sous tente dans le port d'Augusta, en Italie. Des soins 24/24 y sont offerts aux migrants nouvellement arrivés
MSF a mis en place un dispensaire sous tente dans le port d'Augusta, en Italie. Des soins 24/24 y sont offerts aux migrants nouvellement arrivés © Ikram N'gadi/MSF

Après une suite de tragédies mortelles qui auraient coûté la vie à 300 migrants tentant de rejoindre l’Europe par bateau, via la mer Méditerranée, MSF demande à l’Union européenne (UE) d'immédiatement réexaminer ses politiques relatives aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, ainsi qu’aux contrôles frontaliers.

« Les situations d’instabilité empirant en Libye, en Syrie et en Irak, de plus en plus de personnes fuient la guerre et nous observons donc une hausse continue des arrivées de migrants, demandeurs d’asiles et réfugiés, explique Manu Moncada, coordinateur des projets MSF en Italie. Du fait des politiques trop restrictives en matière de contrôle des frontières des États membres de l’UE, les migrants désespérés n’ont d’autre choix que d’emprunter cette voie maritime dangereuse. L’Italie et les autres pays membres de l’UE doivent assumer leurs responsabilités et prendre la situation en main afin d’éviter d’autres morts à l’avenir. »

Après la fin de l'opération de sauvetage en mer "Mare Nostrum", l’année dernière, MSF a exprimé ses craintes quant à une aggravation de la situation, d'autant plus que la haute saison des départs des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés traversant la Méditerranée va redémarrer dans les prochains mois. 

MSF réaffirme que les missions de sauvetage en mer seront absolument nécessaires tant que les migrants n’auront d’autre option légale pour rejoindre l’Europe. Alors qu’ils ont déjà fui le danger dans leur pays d’origine, les migrants n’ont pas à risquer leur vie une deuxième fois.