Le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), M. Roger Cukierman, a qualifié l’installation « In Between Wars » présentée actuellement par MSF à la Maison des Métallos "d’incitation à la haine" et "d’apologie du  terrorisme".

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Samuel Hanryon

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Dans une lettre adressée au Dr. Mego Terzian, Président de Médecins Sans Frontières, et datée du 17 décembre 2015, le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), M. Roger Cukierman, qualifie l’installation « In Between Wars » présentée actuellement par MSF à la Maison des Métallos "d’incitation à la haine" et "d’apologie du  terrorisme", en ajoutant qu’elle ne peut "qu’attiser la violence antisémite et augmenter la menace terroriste à Paris". Quelques heures plus tard, M. Cukierman a rendu ces accusations publiques sous la forme d’un communiqué de presse.

Médecins Sans Frontières demande instamment au Président du CRIF de retirer ses accusations injurieuses et menaçantes.

L’installation "In Between wars", conçue par MSF et présentée en partenariat avec la Maison des Métallos, établissement culturel de la Mairie de Paris, est une installation qui restitue la vie quotidienne des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, à travers plusieurs décors successifs composés d’enregistrements sonores, de témoignages filmés et de photographies. 

"Nous comprenons et acceptons que cette exposition puisse faire l’objet de critiques, dont celles du Président du CRIF, car elle a comme ambition de rendre compte d’un point de vue humanitaire des difficultés quotidiennes des Palestiniens sous occupation israélienne, parti-pris dont nous connaissons le caractère controversé", déclare le Dr. Mego Terzian, Président de Médecins Sans Frontières. "Mais de toute évidence les accusations formulées par M. Cukierman sortent du cadre d’un débat d’opinion. Nous lui demandons donc instamment, en sa qualité de président du Crif, de retirer ses accusations. En cas de refus ou de non-réponse, nous donnerions à ces déclarations injurieuses et menaçantes les suites qu’elles méritent. D’autant que par leur outrance, elles sonnent comme une invitation à la violence physique contre nos personnels."