Situation
de Baharavat sont très beaux avec ses vergers de dattiers et
d'orangers. Mais les tentes qui y ont été montées, les petits camps
installés près des ruines des maisons sont là pour nous rappeler le
désastre. La dispersion des abris rend la distribution du matériel de
secours difficile.
Nous
avons commencé par nous présenter aux familles, puis nous avons mené
quelques évaluations et lancé quelques interventions dans cinq de ces
mini-camps. Ici, l'état psychologique des patients est plus sévère.
Nous avons rencontré plus de 60 personnes, la moitié présente des
signes importants de dépression, parfois cumulés à un fort sentiment de
désespérance.
Au vu des premières évaluations, je peux dire
qu'un tiers des patients nécessite une intervention. Il nous faudra
suivre leur évolution psychologique de près. Ceux qui sont parvenus à
s'installer ont trouvé dans la communauté une force suffisante pour les
aider à faire face à la difficulté de leur situation. Les plus isolés
et les personnes âgées qui le nécessitent bénéficient d'un soutien
psychologique particulier."
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