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On a vraiment le sentiment qu’on apporte quelque chose à une mission, à un projet, à un pays même si ça reste une goutte d’eau dans la mer. On est acteur, on est actif.

Claire, coordinatrice en Irak

A 33 ans, Claire a rejoint MSF, il y a 4 ans et revient de sa sixième mission. Après avoir fait une école de commerce à Toulouse, puis avoir eu une première expérience de responsable administrative dans une ONG française au Cameroun, elle rejoint MSF en tant qu'administratrice. Aujourd'hui coordinatrice de projet, elle revient sur son parcours et son expérience au sein de MSF.

► Quel est ton parcours au sein de MSF ?

En novembre 2012 j'ai postulé chez MSF, j'ai été contactée trois semaines plus tard pour venir en entretien (un entretien bien corsé qui a duré deux heures), puis j'ai été acceptée car mon profil correspondait aux attentes des ressources humaines. J'ai ensuite suivi la préparation au premier départ en février 2013 et je suis partie un mois après en République démocratique du Congo, au Katanga pour 6 mois. Ce premier projet était un projet pédiatrie, orienté paludisme avec des activités externes sur un hôpital de référence. Au cours de ce projet nous avons également mené une campagne de vaccination contre la rougeole.

►Tu reviens d'Irak, peux-tu nous en dire plus sur ta dernière mission ?

J'étais au Sud de Mossoul à Qayara, en tant que coordinatrice de projet. Je suis arrivée en novembre et nous avons ouvert un hôpital le 6 décembre pour les urgences chirurgicales et médicales. Nous avons ensuite ouvert un centre de stabilisation/urgences à Hammam Al-Alil, toujours au Sud de Mossoul pour traiter les blessés de guerre de Mossoul Ouest. Le 19 décembre l'offensive sur Mossoul Ouest a commencé et nous avons commencé à recevoir nos premiers patients.

Dans le cadre de cette mission, l'information et la communication étaient déterminantes. Tous les jours il fallait avoir connaissance des dernières informations, de l'avancée des opérations militaires, etc. Parler avec ses équipes expatriées et nationales mais aussi avec les autorités locales permettait également dans ce contexte de se tenir au courant de l'évolution des activités et des problématiques particulières.

Le contexte de cette mission était particulièrement difficile, on est sur une situation de crise humanitaire dans un contexte de guerre. Les familles que nous recevons ont tout quitté, sont parties sans rien, ont perdu un ou plusieurs membres de leurs familles, ce sont des situations difficiles à tous les niveaux et psychologiquement en particulier, il faut pouvoir leur apporter le meilleur soutien possible.

Dans ce contexte difficile on a pu assister à un élan de solidarité incroyable de la part de notre staff et des voisins aux alentours qui ont collecté des vêtements et apporté de la nourriture pour les familles qui sortaient de Mossoul. Cet élan de solidarité est assez remarquable.

► Que faut-il pour devenir Coordinateur de Projet ?

Pour devenir coordinateur de projet (CP), avoir de l'expérience chez MSF est un atout majeur. Cela permet d'avoir une grille de lecture des projets et de mieux accompagner les équipes. Le management est essentiel pour occuper ce poste. Sur une mission, il faut pouvoir analyser rapidement le contexte et la sécurité. La communication est également très importante.

Passer d'administrateur à PC est une évolution classique : progresser d'une mission à l'autre permet de comprendre que les projets MSF sont tous différents et permet d'acquérir une certaine expérience. Tout ça fait partie de la formation MSF (en plus des formations proposées telles que la formation opérationnelle orientée terrain ou la formation « Populations en situation de précarité » (formation centrée sur la réponse aux urgences).

► Comment décrirais-tu ta vie sur le terrain ?

Les règles de sécurité dépendent des projets, la vie d'équipe est donc liée à ces règles de sécurité, mais c'est toujours important des moments de détente autour de sa mission. Ce n'est pas toujours facile selon les activités menées par nos équipes mais il faut réussir à trouver ce moment. Sur cette mission, les parties de ping-pong par exemple constituaient nos moments de détente. Le plus important est d'être flexible et de s'adapter aux différents contextes et aux différentes équipes avec lesquelles nous travaillons.

►Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui souhaite devenir coordinateur de projet ?

Se poser des questions est tout à fait normal, même quand on est expérimenté. L'envie de partir est l'un des premiers facteurs significatifs. Le désir de partir en mission sera toujours accompagné de doutes. Mais il faut savoir que ce sont des expériences incroyables, riches mais difficiles. Il y aura des challenges et ce qu'on trouvera sur le terrain sera sûrement différent de ce qu'on était venu chercher, mais cela reste une expérience extraordinaire et on trouvera quelque chose de positif.

On a vraiment le sentiment qu'on apporte quelque chose à une mission, à un projet, à un pays même si ça reste une goutte d'eau dans la mer. On est acteur, on est actif. Pour les non médicaux, dont je fais partie, travailler dans la santé est très gratifiant car on a tout de suite la retombée et les bénéficiaires sont à côté de nous. Au quotidien, c'est quelque chose de très motivant.

Personnellement, je suis toujours contente de repartir et m'apprête d'ailleurs à repartir pour une septième mission en Afghanistan.


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