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Tchad : prise en charge des personnes affectées par le paludisme à Moïssala

20 février 2018
© MSF

Depuis 2010, Médecins Sans Frontières prend en charge les personnes affectées par le paludisme à Moïssala, une ville de la région de Mandoul dans le sud du Tchad.

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent dans l’hôpital de Moïssala, soutiennent des centres de santé, et des agents communautaires chargés de la lutte contre le paludisme et déployés dans des zones spécifiques de la région.

© MSF novembre 2016

Le paludisme est responsable de la mort de plus de 400 000 personnes par an. La plupart des victimes se trouvent sur le continent africain. 70 % sont des enfants. Pourtant, on pourrait dire que les choses vont mieux : on estime que plus de 6,2 millions de décès liés au paludisme ont été évités entre 2000 et 2015, grâce à d’importants investissements économiques. Mais beaucoup reste encore à faire.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

L’accès aux soins est extrêmement restreint dans ce pays qui occupe la 185e place sur 188 du point de vue de l’indicateur de développement humain (ONU, 2016). Le paludisme est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, soit 19 % des décès, et la troisième dans la population générale (OMS, 2013). Au Tchad, la distribution régionale de la maladie est inégale : le sud est plus touché que le nord du pays.  

Dans la région de Moïssala, le nombre de cas de paludisme peut également être multiplié par cinq lors des pics saisonniers entre juin et novembre. Médecins Sans Frontières souhaite assurer l’accès à un traitement efficace pour les patients et explorer les modes opératoires capables de réduire le nombre de cas sévères de la maladie.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières gère une unité de prise en charge des cas graves de paludisme dans l’hôpital de Moïssala en parallèle d’un volet d’actions préventives dans la région.

L’association soutient les structures de santé de la ville et de sa région en assurant l’approvisionnement en antipaludéens de centres de santé ruraux et l’accompagnement d’agents communautaires en charge de la lutte contre le paludisme, en soutenant le programme de vaccination et en assurant la prise en charge des cas graves à l’hôpital, pendant et en-dehors des périodes de pics saisonniers.

En 2012, nos équipes introduisent la chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS), qui permet de faire chuter drastiquement le nombre de cas sévères et de contrôler la mortalité de la maladie. En 2016, la CPS est administrée sur 162 sites à plus de 110 000 enfants de moins de cinq ans.