Le bloc opératoire de l'hôpital Saint-Louis, en Haïti - Juillet 2010 © Nicola Vigilanti

Le bloc opératoire de l'hôpital Saint-Louis, en Haïti - Juillet 2010
© Nicola Vigilanti

Journées chirurgicales et d'anesthésie

Chaque année depuis 2001, MSF organise une Journée spécialement consacrée à la chirurgie et à l'anesthésie.

 

Retrouvez les programmes des dernières journées :
- Journée chirurgicale 2015
- Journée chirurgicale 2014
- Journée chirurgicale 2013
- Journée chirurgicale 2012
- Journée chirurgicale 2011
- Journée chirurgicale 2010

La chirurgie humanitaire pratiquée par MSF sur le terrain depuis 40 ans s’applique dans la majorité des cas dans des contextes de guerre.

Elle n’a cessé d’évoluer, développant des solutions mieux adaptées aux réalités du terrain et intégrant des normes de pratique médicale toujours plus exigeantes.

En 2014, les chirurgiens de la section française de MSF ont pratiqué plus de 38 500 interventions, sur 16 000 patients. 50% d'entre elles étaient des chirurgies pour traumatisme.
 

Les différents types de chirurgie pratiqués par MSF

  • La chirurgie d’urgence dans les zones de conflit, également désignée par le concept de «life saving», est une chirurgie mobile et réactive.
    Dans les contextes de guerre, il s’agit pour les équipes de MSF de réduire au maximum le temps et la distance qui séparent les chirurgiens des patients.
     
  • La chirurgie générale pour les populations qui n’ont pas accès aux soins.
    Si les missions de MSF sont le plus souvent orientées sur de la chirurgie de guerre, elles incluent également la chirurgie générale et l’obstétrique (hernie, césarienne). C’est le cas en particulier dans certains pays lorsque l’accès aux soins est payant ou qu’il n’existe aucune infrastructure chirurgicale.

    Ainsi en Haïti, MSF gère un centre spécialisé dans la prise en charge des brûlés où en moyenne plus de 700 poses de pansements (en ambulatoire ou au bloc) et 34 greffes de peau ont été pratiqués chaque mois en 2014.

    Visionnez la vidéo ci-dessous pour en savoir plus sur la prise en charge des grands brûlés en Haïti.





 

  • La chirurgie dans les zones de violences urbaines ou de conflits durables où les structures de santé sont difficiles d’accès ou dégradées.
    Les patients sont opérés à la suite de tirs, de coups de couteaux, de violences physiques, d’accidents de la route ou de brûlures.
     
  • La chirurgie spécialisée réparatrice en Jordanie, en Tchétchénie.
    Pour les blessés irakiens, MSF a mis en place un projet de chirurgie plastique, maxilo-faciale et orthopédique à Amman, en Jordanie.
    Les équipes chirurgicales y prennent en charge des patients victimes de séquelles de guerre soit parce qu’ils n’ont pas bénéficié de soins appropriés au moment de leur accident, ou qu’ils ont été opérés dans des conditions catastrophiques.Ce programme, ambitieux et innovant, nécessite une organisation humaine et matérielle très importante.
    En Tchétchénie, MSF travaille pour réduire  la mortalité et la morbidité liées au syndrome coronarien aigu (SCA) et à ses complications secondaires. En 2014, MSF a organisé deux visites d’équipes hautement qualifiées en interventions cardiovasculaires (médecins et infirmiers) au Centre Vasculaire Régional de l’Hôpital Républicain pour les Urgences de Grozny. En 2014, 57 thrombolyses et 218 angiographies (MSF a participé à 74 d’entre elles) y ont été réalisées.

     

Les limites de la chirurgie d'urgence ou du "life saving"

Les conditions dans lesquelles MSF pratique la chirurgie en situation de conflit ou d’urgence ne sont pas les mêmes que dans nos pays. Dans les zones de conflit en particulier, les équipes chirurgicales de MSF sont confrontées en permanence aux limites de leur mission. Ces limites, nombreuses et variées peuvent être physiques, matérielles, climatiques, etc.

Avant l’ouverture d’un programme chirurgical, un certain nombre de pré-requis sont exigés, parmi eux : la sécurité, l’approvisionnement, le personnel, l’hygiène et la stérilité.

Malgré les nombreuses contraintes, l’activité chirurgicale au sein de MSF offre des soins de la meilleure qualité possible et ce, dans des conditions parfois extrêmes.

C’est pourquoi il arrive que MSF renonce à certains types d’interventions lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies et qu’un acte chirurgical ferait courir des risques au patient. Par exemple, dans le cas d’une fracture, la pose de fixations internes présente un risque important d’infection nosocomiale.

Néanmoins, MSF s’applique, dans tous ses projets, à se rapprocher au maximum des normes médicales les plus exigeantes. Des protocoles régulièrement actualisés améliorent en permanence l’hygiène et la stérilité des lieux.

Les avancées

Afin de répondre au mieux aux différentes problématiques rencontrées sur le terrain tout au long de son expérience, MSF développe de nouvelles solutions.

Au niveau logistique, MSF a créé des hôpitaux gonflables. Conçus et utilisés pour la première fois au Cachemire, après les séisme de 2005, ils sont en constante amélioration.

Des kits chirurgicaux, véritables « salles d’opérations à emporter », complets et rapides à mettre en place ont été développés. Dotés de tout l’équipement nécessaire, ils permettent de pratiquer une chirurgie efficace dans des lieux et des contextes qui ne s’y prêtent pas.

Jusque là, en situation d’urgence, MSF s’installait dans une structure existante, voire dans un bâtiment administratif. Désormais, nos équipes disposent d’un hôpital de campagne complet, sous tentes gonflables. Cette structure innovante a notamment été utilisée au Pakistan et en Haïti après les séismes, mais aussi au Yémen, dans la bande de Gaza et plus récemment aux Philippines.

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