PALUDISME . EPIDEMIOLOGIE
Paludisme
La maladie parasitaire la plus répandue
Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue au monde puisqu'elle touche entre 300 millions à 500 millions de personnes par an.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d'un million de personnes décèdent du paludisme chaque année.
90% des décès surviennent sur le continent africain.
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Chaque année, 1,5 à 2,4 millions de personnes meurent du paludisme,
principalement en Afrique subsaharienne. Et depuis une vingtaine
d’années, la maladie progresse.
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Une maladie qui gagne du terrain
Depuis une vingtaine d’année, le paludisme s’étend. Il commence à
réapparaître dans des régions dont il avait totalement disparu, comme
en Turquie ou au Moyen-Orient... En Afrique aussi, il gagne de
nouvelles zones, comme les collines du Burundi. Par ailleurs, il se
manifeste de plus en plus souvent sous une forme aiguë catastrophique,
épidémique. De 1997 à 2002, 35 régions ont connu des épidémies de
paludisme. De nouvelles flambées sont récurrentes à chaque saison des
pluies.
Par conséquent, les décès se sont multipliés. Le taux annuel de
mortalité due au paludisme, en baisse régulière du début du vingtième
siècle jusqu’au début des années 1980, a augmenté de façon
spectaculaire en Afrique au cours des deux dernières décennies. Le
nombre annuel moyen de cas déclarés était quatre fois plus élevé entre
1982 et 1997, qu’entre 1962 et 1981. Et le nombre de morts a été
multiplié par trois.
Le paludisme, un frein au développement
En Afrique, le coût économique et social du paludisme est considérable.
A l’échelon individuel, une famille pauvre africaine peut consacrer un
quart de son revenu annuel à la prévention et au traitement du
paludisme. A l’échelon du continent, les pertes annuelles liées à cette
maladie sont estimées à 12 milliards de dollars. "Conséquence de
l’effet cumulatif sur trente-cinq ans, le Produit intérieur brut des
pays africains est aujourd’hui inférieur de 32% à ce qu’il aurait été
sans le paludisme", déclarait l’OMS en avril 2000, lors du lancement de
la campagne "faire reculer le paludisme".
Combattre le paludisme : une urgence négligée
En 2001, l’OMS créait une journée africaine contre le paludisme, chaque
année le 25 avril. L’objectif, d’ici 2005, était que "60% des personnes
souffrant du paludisme aient accès rapidement à un traitement adéquat,
que 60% des femmes enceintes aient accès à un traitement préventif et
que 60% de la population à risque utilise des moustiquaires." On est
aujourd’hui loin du compte. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide,
coûteuses (3 à 4 dollars l’unité, donc hors de portée de la majorité
des Africains), sont utilisées par moins de 5% des personnes « à risque
» (femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans). Dans la majorité
des pays africains, les malades continuent d’être soignés avec des
traitements inefficaces. Seule une volonté politique permettra de
renverser la tendance, de traduire les promesses en actions.
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